Election présidentielle 2011 : doute sur le programme commun de l’Opposition (Par l’Ambassadeur Mindia Monga)

 A la veille des élections présidentielle et législatives, l’on assiste à une grande mobilisation des militants de différentes formations politiques qui se préparent pour la conquête ou la conservation du pouvoir. Pour ce faire, il se tient un peu partout des réunions, et des séminaires de sensibilisation des masses sur l’opération de révision du fichier électoral pour l’enrôlement des électeurs en vue d’une participation massive aux élections de 2011.
 Ce faisant, nombre de partis politiques se reservent encore de dévoiler les stratégies et programmes ou projets de société échafaudés dans le cadre de la campagne électorale proprement dite. Cependant, il sied de noter que l’opposition se prépare à présenter un programme commun d’alternance et un seul candidat à l’élection présidentielle devant faire face à Joseph Kabila Kabange, candidat de l’AMP et Président de la République en fonction.
 A ce propos, vu leurs divergences idéologiques très prononcées, l’opinion se demande si les partis politiques de l’opposition seront en mesure de proposer un candidat de consensus pour affronter celui de la majorité présidentielle. Chaque jour qui passe, l’AMP enregistre le soutien de nouveaux partis politiques à la candidature du Chef de l’Etat à sa propre succession.
 En effet, comme on peut le constater, les tenants d’un programme commun d’alternance au pouvoir sont loin de réunir l’unanimité. Certains de leurs partenaires se sont déjà portés candidats à l’élection présidentielle sans se soucier du principe d’une candidature unique de l’opposition  aux échéances électorales de 2011. Ce qui prouve  à suffisance que la tâche n’est pas si facile.
 Ainsi, en 2006, certains ténors de l’opposition s’étaient séparés en queue de poisson concernant les négociations politiques qui devaient avoir lieu avant la tenue des élections générales. Les concertations avaient pour but, d’une part, de requalifier le processus électoral en cours et, d’autre part, de retarder les élections pour le partage du pouvoir entre ces leaders politiques.
 Incapables de se mettre d’accord sur les matières à débattre, ces derniers avaient suspendu leur participation aux réunions pour aller battre campagne afin de ne pas laisser le terrain libre aux autres partis et regroupements politiques favorables aux élections sans conditions. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui poussent à dire que le programme commun d’alternance proposé par une opposition divisée pose problème en dépit des déclarations de bonnes intentions à travers les médias.
(Par l’Ambassadeur Mindia Monga)

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