Du 29 au 31 mai : le 5ème Symposium International de la drépanocytose à Kinshasa

Après le Gabon, la Tanzanie et le Cameroun, la RD Congo accueille le cinquième symposium international de la drépanocytose en Afrique centrale. Ouvert hier dans la salle des Conférences du ministère des Affaires-Etrangères à la Gombe, le 5ème symposium international de la drépanocytose en Afrique centrale va durer trois jours, soit du 29 au 31mai 2014, autour du thème : « La drépanocytose en Afrique centrale ». Cette grande messe du monde scientifique se tient à Kinshasa sous le patronage du ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi.

 Occasion pour le ministre de la Santé Publique de se réjouir d’une initiative profitable à l’ensemble de la nation congolaise. Il a affirmé que cette initiative va booster les recherches concernant le domaine d’expertise qu’est la drépanocytose.

Médecin-Directeur du centre hospitalier Monkole,  le professeur Léon Tshilolo a souligné que cette rencontre est importante car elle coïncide avec la création du réseau qui a donné naissance au Rédac (réseau d’étude de la drépanocytose en Afrique Centrale), à l’occasion du premier symposium sur la drépanocytose en Afrique Centrale. En somme, Léon Tshilolo a dit son plaisir de voir la RDC abriter de nouveau un symposium international de la drépanocytose en Afrique Centrale.

Ce médecin a aussi signalé que les débats porteront sur trois sous-thèmes importants. Il s’agit autres de la génétique, la clinique c.à.d. les différentes manifestations de la maladie selon notre contexte ainsi que l’environnement.

A l’en croire, ces trois sous-thèmes définissent ensemble de quelle manière cette maladie est vécue. D’après lui, il s’agit là d’une voie ouverte pour améliorer la prise en charge des malades au regard du contexte africain qui du reste est tout à fait contraire à celui des Européens ou des Américains.

Léon Tshilolo a renseigné que l’objectif visé est de faire un plaidoyer en faveur des malades et des recherches.

            Plus de 250 participants prennent part à ce rendez-vous. Ceux-ci vont se pencher sur cette question qui mérite une réflexion approfondie car « elle est de nos jours considérée comme un problème de Santé publique par l’Assemblée générale des Nations-Unies et est la première maladie génétique au monde avec un taux de prévalence d’au moins 2 en Afrique ».

            Léon Tshilolo a déclaré qu’il faut, pour y parvenir, mettre en place la solidarité transfrontalière pour éviter la stigmatisation des malades. Parmi les partenaires qui ont daigné apporter leur soutien à cette lutte, il y a AFD Fondation, l’Institut Européen de la Coopération et de développement.

            Il sied de noter que cette maladie touche tous les organes du corps et se caractérise par de fortes douleurs, par une anémie (diminution de sang dans le corps) ainsi que par de complications chroniques qui peuvent aussi s’aggraver.

Melba Muzola

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