Du 08 au 18 mars 2010 : La « Marche mondiale des femmes » a pour point de chute le Sud-Kivu

              Le Kivu en général et le Sud Kivu en particulier sont devenus, dans la pensée collective, le symbole même de la violence faite à la femme. A l’heure qu’il est, aucun responsable ne peut se hasarder à envoyer en mission une femme dans les Kivu sans tourner sept fois sa langue. Cette crainte est vécue non seulement à partir des pays étranger, mais aussi et surtout ici dans notre pays. Elle a conduit les femmes congolaises et leurs collègues des pays étrangers à lancer le 08 mars 2010, une « Marche mondiale des femmes » dont le point de chute sera le Sud-Kivu. Ce lancement coïncidera avec le centenaire de la déclaration de la « Journée internationale de la femme ». Les activités sont prévues du 08 au 18 mars 2010. Hier lundi, en faisant la restitution de la rencontre qui a réuni, le 02 février dernier, diverses organisations de la Société civile dans la Salle Bokana du ministère du Plan, Me Nicole Mwaka Bondo, initiatrice et porte parole de ces concertations a expliqué le soubassement de cette action.

           Pour Me Nicole Mwaka, cette « Marche mondiale des femmes » est un mouvement mondial d’actions féministes rassemblant des groupes et organisations de la base oeuvrant pour éliminer les causes  qui sont à l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes. Et le Sud-Kivu est choisi comme point de chute parce qu’à force d’être une province en proie à des guerres, aux viols, à la pauvreté et à  diverses formes de violences, il a fini par devenir, comme le Kivu en général, le symbole de ces violences. Ce mouvement lutte contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations vécues par les femmes et ses valeurs et ses actions visent un changement social, politique et économique.

 Préférer l’action à la parole

           S’adressant à ses hôtes, Me Nicole Mwaka décline la préférence des ongs engagées dans ce mouvement : mieux vaut l’action en lieu et place de la simple parole. C’est ainsi que les actions s’articulent autour de la mondialisation des solidarités, de l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples, les respect et la reconnaissance de la diversité entre les femmes, la multiplicité de stratégies, la valorisation du leadership des femmes et la force des alliances entre les femmes et avec les autres mouvements progressistes. 

          Enfin, Me Nicole Mwaka lance un appel aux femmes de la Rd Congo en montrant  qu’elles ne peuvent se soustraire  à cette action mondiale. Elles doivent se mobiliser et faire retentir leurs voix ensemble avec leurs collègues du monde entier pour revendiquer la mise en place des stratégies et mesures politiques enfin d’éliminer ces violences envers les femmes et promouvoir la paix, la démilitarisation et le travail des femmes. Au niveau de la Rd Congo, les ongs se sont réparties en quatre groupes thématiques, à savoir : accès aux biens comuns ; paix et démilitarisation ; travail des femmes et violence envers les femmes.

SAKAZ

 

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