Droit OHADA : les femmes entrepreneures demandent une vulgarisation en langues nationales

logo_ohada Après la formation organisée à Kinshasa avec l’appui de la France, du 29 septembre au 2 octobre 2014, à l’intention des femmes entrepreneures, sur le droit OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), par le biais de l’Association pour l’Efficacité du Droit et de la Justice dans l’espace OHADA (AEDJ), l’Ambassade de France a tenu une conférence d’échange avec les partenaires à ce projet, le gouvernement congolais et la presse pour une mise au point. Le ministre du Travail, Modeste Bahati, le président de la commission nationale OHADA-RDC, Professeur Masamba, le directeur de l’Agence Française de Développement, Jean-Christophe Maurin, la présidente de la commission nationale des femmes entrepreneures de la FEC, Eliane Munkeni et d’autres invités, ont participé à ces discussions présidées par le directeur de l’Institut Français, Philippe Larrieu,  qui ont eu lieu hier mardi 3 novembre
à l’Institut Français.

Prenant la parole, le ministre Bahati s’est dit particulièrement concerné par le sujet en tant que professeur de Comptabilité, et a exprimé sa volonté de soutenir les femmes entrepreneures  dans cette démarche de vulgarisation du droit OHADA. Ainsi, il a saisi cette occasion, pour remettre à la présidente de la commission nationale des femmes entrepreneures de la FEC, un exemplaire du manuel sur le droit OHADA, élaboré ensemble avec d’autres professeurs, et publié récemment. Ce manuel, a-t-il fait savoir, est rédigé en des termes simples, avec un jeu de questions-réponses, à la portée de l tous. Il montre à son utilisateur comment basculer du plan comptable congolais au système OHADA. Dans la même lancée que son prédécesseur, le Professeur Roger Masamba a également salué l’initiative combien louable, du soutien apporté à la femme dans ses activités économiques, partant de ce qu’elle représente dans le monde des
affaires actuellement. Le président de la commission nationale de l’OHADA a, en passant, souligné le nombre impressionnant et inattendu de plus de 100 femmes qui ont pris part à ladite formation, sans qu’ils n’aient fait au préalable des publicités tapageuses. Il a par la suite rappelé les raisons et l’importance de l’adhésion  de la RDC au système OHADA en ce qui concerne le climat des investissements. Le plan OHADA, a-t-il indiqué, assure une certaine accessibilité juridique, moderne, adaptée aux opérateurs économiques et aux investisseurs, qui se sentent protégés contre de l’insécurité juridique et judiciaire qui les faisait fuir autrefois du marché économique congolais. C’est en même temps, un apport important dans la lutte contre la corruption, a-t-il soutenu. Tout en saluant l’appui des partenaires (en particulier celui de la France) et du gouvernement congolais, le professeur Roger Masamba a rappelé à ce
sujet que plusieurs formations pour l’appropriation de ce document sont constamment organisées à travers le pays, et qu’elles vont se poursuivre avec la vulgarisation, la sensibilisation pour la restitution,…
Pour sa part, Eliane Munkeni a fait part à l’assemblée de la demande de 106 femmes entrepreneures ayant participé à la formation, de traduire le document et les enseignements en langues nationales pour une meilleure compréhension. Elle a également plaidée pour une augmentation du budget alloué à ce secteur de la part des bailleurs, afin de mieux répondre à la grande demande exprimée par les femmes entrepreneures, soucieuses d’accéder à l’information et à la formation. Elle a enfin appelé les femmes à s’organiser en associations afin d’aller elles-mêmes   vers l’information.
Myriam Iragi Maroy

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