Dix millions de Congolais instruits sur les risques de la migration clandestine

 

 

Lancée en septembre 2010, avec le soutien matériel et financier de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), la 1ère phase de la campagne de sensibilisation contre les risques et dangers de la migration irrégulière s’est clôturée au début de ce mois de janvier 2011. Dénommée « Keba na ba ngulistes », cette campagne de sensibilisation a été menée, en collaboration avec l’ong Afric’Action, dans bon nombre d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans certains lieux publics à l’instar des salles de théâtre.

Deux provinces étaient concernées par cette première phase, à savoir : la ville de Kinshasa et le Bas-Congo. Bien que des échos soient parvenus au-delà du périmètre circonscrit grâce à la vulgarisation médiatique.

Quelques thèmes ont été choisis et ont été développés à chaque rencontre sur le terrain avec le public. Il s’agit de la présentation de l’OIM et du bailleur de fonds, de l’importance de la régularité de la migration, les formalités de la demande de visa pour émigrer à l’étranger, des dangers de la migration irrégulière dont la conséquence est le refoulement ou expulsion, la réalité à l’étranger, et enfin de la promotion du retour volontaire au pays avec assistance à la réintégration.

C’est pratiquement chaque semaine que Afric’Action se déployait sur le terrain, avec la participation de l’OIM et de la DGM (Direction Générale de Migration).

Après la projection d’un document lié aux dangers de la migration irrégulière ou présentation d’une pièce théâtre y relative, un jeu de questions-réponses était engagé avec les spectateurs, le tout appuyé par des témoignages des retournés volontaires assistés par l’OIM.

En tout, la vérité sur les risques de la migration clandestine a été faite au public. Et c’était l’occasion de dissuader certains candidats potentiels qui nourris parfois un tel projet.

Disant sa satisfaction pour la campagne qui se trermine, qui a produit des effets même au-delà de Kinshasa et du Bas-Congo, vu des réactions de gens qui appelaient dans d’autres grâce à l’action médiatique, le chef du projet de l’OIM, Egide Emery Kianga, a conclu que le partenariat entre OIM, DGM et Afric’Action était à encourager et maintenir pour la mise en œuvre des actions de grande envergure.

De manière modeste, se basant sur la population de Kinshasa et de la province du Bas-Congo, il estime qu’au moins 10.000.000 de personnes ont suivi le message.

Avant de suggérer que la campagne soit étendue à d’autres provinces du pays, particulièrement et en premier lieu dans les provinces frontalières. Ce souhait a d’ailleurs été exprimé par la population kinoise et celle du Bas-Congo lors des échanges qu’on a eus.

Dominique Mukenza

 

Leave a Reply