Disparition tragique d’Yves Marique : condamné à la peine capitale, Brady Tosta interjette appel

Le dossier relatif au décès du Belge Yves Mari   que    ouvert au début de ce mois et enrôlé au Tribunal de grande instance de la Gombe sous RP 22903, ne connaîtra pas son dénouement de sitôt. Reconnu coupable d’homicide volontaire à l’audience unique du 12 septembre 2014 présidée  par le juge YaniOvungu et condamné à la peine capitale, le prévenu Brady Tosta et amant de Marique a interjeté appel sur le banc. L’inexécution de la promesse d’un des amants, serait la cause principale du décès.  Le prochain round de ce feuilleton se jouera  à la Cour d’appel.  Le meurtre est intervenu le 5 septembre 2014.

         Arrêté le 10 septembre 2014 dans l’enceinte du Collège Boboto et détenu dans les bureaux du Commissariat provincial de la Police, le prévenu était présent à la barre le vendredi passé. Me Thomas Gamakolo a été commis d’office pour le défendre. L’autre partie était représentée par Me Papy Mpinga.

            Pour l’essentiel, on retiendra de  ce qui s’est déroulé le week end passé que la partie civile a fondé son argumentaire sur le vol de deux appareils portables et de la carte de crédit du défunt. Pour le conseil de la partie civile,  le prévenu âgé d’une vingtaine d’années était fou de colère au point de rouer des coups le sexagénaire qui est décédé peu après. Malgré ce décès, le prévenu a fait main basse sur les téléphones et la carte de crédit du défunt, et c’est cette erreur qui va le perdre. Car peu après, il va vendre l’un des portables. Surpris avec l’appareil volé, l’acheteur imprudent a été contraint de dresser un guet apens à Brady qui s’est fait prendre.

             Pour sa défense, le jeune homme a soutenu que le drame est arrivé parce qu’il avait exigé d’être payé  avant l’acte sexuel. Son partenaire avait accepté le principe mais au moment de passer à l’acte, il a exigé que les 6.000 mille dollars promis lui soient remis. C’est cette exigence que le sexagénaire qui était déjà surexcité n’aurait pas supporté. Il serait tombé en syncope et décédé plus tard. Le jeune homme serait sorti de la maison sans sonner l’alerte ni touché son partenaire.   Les faits se sont déroulés à Ma Campagne, dans la villa du défunt.

Pris à pied levé, c’est-à-dire, sans avoir au préalable échangé avec son client, Me Gamakolo déplore qu’il n’y ait pas eu d’autopsie alors que celle-ci qui devait déterminer avec précision les causes réelles du décès. On devrait s’entourer de toutes les précautions pour prononcer cette lourde peine. Et d’ajouter que si la sentence venait à être exécutée et s’il y a eu au préalable erreur judiciaire, ce sera impossible de la réparer.

            Pour la défense, l’enquête préliminaire a été bâclée et les éléments de police dépourvus d’un quelconque mandat ont procédé à la perquisition des lieux.  Dans le certificat de décès, la date du drame est le 6 septembre 2014, alors que son client a été vu pour la dernière fois chez Yves Marique, la veille, a-t-il précisé.

            Pour le ministère public, la virulence des coups administrés à Marique est la cause principale du décès.

            Brady Tosta s’était retrouvé la veille du drame avec Yves Marique. Tout se serait plus ou moins bien passé ce jour là. Mais 24 heures plus tard, cétait le drame.

 Jean- Pierre Nkutu

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