Discours de Kabila à New York : la Monusco refuse tout commentaire

Le porte- parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant colonel Prosper Félix Basse a refusé de faire un quelconque commentaire sur le discours de Joseph Kabila à New York, il y a quelques jours.
Une question lui a été posée par la presse pour avoir le commentaire de la Monusco sur le passage suivant de l’autorité morale de PPRD au siège des Nations Unies à New York : « La Monusco devrait progressivement renoncer à ses charges militaires et s’investir dans les actions de développement. » En d’autres termes, Joseph Kabila demande aux Nations Unies de ne plus s’impliquer dans les actions militaires en Rd Congo.
Le porte- parole militaire de la Monusco a demandé aux journalistes de faire chacun son propre commentaire sur cette déclaration. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que la Monusco se refuse à toute déclaration susceptible d’être jugée fâcheuse contre le pouvoir.

Il en est de même pour la marche programmée pour aujourd’hui de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et les partis alliés. Comme il y a toujours une guéguerre médiatique entre le pouvoir et l’opposition sur les différentes répressions des marches pacifiques initiées par l’opposition, il a été demandé à la Monusco de se positionner comme observateur neutre afin de donner un troisième son de cloche. « Il y a des autorités gouvernementales compétentes pour s’occuper de cette marche, » a dit le porte-parole militaire.

Par ailleurs, Nana Rosine Ngangoué, porte- parole intérimaire de la Monusco, a signalé que le directeur de la division de l’assistance électorale, Bouah Mathieu Bile, a rencontré le lundi 26 septembre 2011 à Kinshasa, sur leur invitation, des membres d’une frange de l’opposition politique congolaise qui ont tenu à faire part à la Monusco d’un certain nombre de préoccupations concernant la transparence du processus électoral.
Ce préoccupations, a-t-elle dit, sont les mêmes que celles que l’opposition avait transmises à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il s’agit notamment de l’audit du fichier électoral, de la violation de la loi électorale avec la campagne précoce lancée par certains candidats. D’autres inquiétudes soulevées portent sur la sécurisation des candidats, l’accès aux médias d’Etat, l’autorité chargée de connaître le contentieux électoral (Cour suprême de justice en l’absence d’une Cour constitutionnelle).
Nana Rosine Ngangoué a indiqué que la Monusco mettra tout en œuvre pour essayer d’emmener les parties congolaises à asseoir les bases d’un processus électoral crédible.
Jean- René Bompolonga

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