Diomi : un constat inquiétant

Zemanta Related Posts ThumbnailOn parle de plus en plus à travers la ville, de l’état de santé du député élu de la circonscription de la Funa à Kinshasa, Eugène Diomi Ndongala, qui croupit à la prison de Makala depuis le 8 avril 2013. Cela suscite des inquiétudes. Le constat est des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme qui lui ont rendu visite le dimanche 28 juillet dans sa cellule.

Les responsables desdites organisations affirment dans un communiqué rendu public lundi 29 juillet : « Contrairement à ce qu’une certaine opinion laisse croire, l’état de santé de M. Eugène Diomi Ndongala mérite une attention particulière de la part du gouvernement. Il éprouve des douleurs nerveuses aigues qui accablent gravement son bras droit et sa colonne vertébrale. Il lui a été administré, en dehors de tout examen spécifique préalable nécessaire, une quantité vertigineuse d’anti-inflammatoires qui ont entraîné à leur tour des douleurs gastriques intenses et des malaises au niveau de ses reins. Son bras droit doit être soutenu pour qu’il parvienne à serrer la main de ses visiteurs comme s’il a été atteint par une paralysie hémiplégique et lui-même ne parvient pas à se tenir debout durant cinq minutes ».

Selon les mêmes sources, le médecin qui l’a consulté recommande qu’il soit soumis à des examens spécifiques dans une clinique spécialisée de la place, à l’instar du Centre Nganda ou de l’hôpital Biamba Mutombo, en vue d’un diagnostic approprié.

Malheureusement, constatent-ils, cette demande rencontre une résistance farouche du Parquet Général de la République..

En outre, les signataires du communiqué renseignent que depuis qu’il a accordé une interview à Rfi, Eugène Diomi Ndongala fait actuellement objet d’une surveillance serrée dans sa cellule, tel un malfrat.

«Pourtant, sur le plan judiciaire, par sa décision rendue sous RP 014/CR le 15/04/2013, la Cour Suprême de Justice avait ordonné sa mise en résidence surveillée, qui signifie qu’il devait être sorti de la prison de Makala et placé sous surveillance policière dans sa résidence. Cette décision demeure non exécutée par le Procureur Général de la République qui maintient le député Diomi Ndongala à la prison de Makala comme un condamné, alors qu’à ce stade de la procédure, il n’est qu’un simple prévenu », dénoncent-ils.

Avant de conclure ; « Tout porte à croire, en définitive, que Monsieur Diomi Ndongala, opposant farouche proche d’Etienne Tshisekedi et chantre frénétique du combat en faveur du triomphe de la vérité des urnes aux scrutins du 28 novembre 2011, est victime d’un harcèlement judiciaire à cause de ses opinions politiques ».

Pour ce faire, ils recommandent :

-           Au Procureur Général de la République, de respecter l’esprit et la lettre des ordonnances de la CSJ (Cour suprême de justice) en mettant fin sans délai à la détention de M. Eugène Diomi Ndongala et à ne pas donner l’impression qu’il reçoit des injonction des organes politiques contrairement à l’indépendance du pouvoir judiciaire consacrée dans la constitution de la République ;

- Au président de la République, en sa qualité de garant de la nation et magistrat suprême, de rappeler le PGR à l’ordre afin de faire échec à son intransigeance face aux décisions judiciaires valablement rendues ;

- A la communauté internationale de s’impliquer afin d’obtenir la libération sans conditions de M. Eugène Diomi Ndongala qui demeure à ce jour un détenu d’opinions politiques.

A ce sujet, les défenseurs des droits humains rappellent que le député Eugène Diomi qui reste jusqu’ici un prévenu, a pleinement le droit de recevoir des soins. Et même une personne déjà jugée et condamnée, poursuivent-ils, a droit aux soins de santé parce que les textes de lois qui régissent la République les lui garantissent.

Parmi les signataires du communiqué ayant rendu visite à Eugène Diomi Ndongala, on a Me Sylavain Lumbu Mbaya de la Ligue des Electeurs (LE), Me Jacob Baluishi de l’Observatoire Congolais des Droits Humains (OCDH), Mme Philomène Mukendi de « Anges du Ciel », Emmanuel Cole de la Fondation Bille Clinton pour la Paix (FBCP), Karul Mulunda du Centre pour les Droits Humains (CDH), Mme Marie Lukusa de la LE, Godé Kalonji de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), Amédée Bobotobi de l’ASADHO, Aaron Mbongo du Comité Droits de l’Homme Maintenant (CDHM).

Dom

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