Diomi toujours en sursis

 

Faute de quorum de décision, le sort du député national Eugène Diomi, n’a pas été scellé à la plénière d’hier lundi 7 janvier. Cet unique point  inscrit à l’ordre du jour a été fortement perturbé par l’affaire Lumbala qui a resurgi lors de ladite plénière. Après un débat houleux sur l’éventualité de l’invalidation du député Lumbala qui aurait officiellement signé son adhésion au mouvement rebelle M23, le président de la chambre basse a décrété un huis clos concernant le dossier Diomi.

          Des sources parlementaires renseignent qu’après l’audition du rapport de la commission spéciale mise en place pour examiner le réquisitoire du Procureur général de la république sur la levée de l’Immunité parlementaire de Diomi pour viol de deux mineures, les violons ne se sont pas accordés entre la Majorité Présidentielle et l’Opposition.

          Les députés de la Majorité étaient pour la levée de l’immunité pour éviter de faire obstruction à la justice pour le cas de Diomi, qui avait délibérément levé l’option de boycotter les plénières de l’Assemblée nationale,  en contestant la légitimité des institutions en place.

          Pour les élus de l’Opposition qui parlent d’un montage, la levée de l’immunité de Diomi vise simplement à neutraliser un adversaire politique sur base de fausses accusations, pour avoir commis l’unique péché de reconnaitre, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi,  comme vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.

          Ils pensent que cette manière de traquer les opposants contraste avec l’appel à la cohésion nationale lancé par le chef de l’Etat pour faire face à la guerre d’agression à l’Est  du pays.

ERIC WEMBA     

 

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