Diomi toujours dans les arcanes de la justice

Diomi Ndongala 1 (2) Après avoir été condamné à 10 ans de prison ferme à la Cour Suprême de Justice pour viol de deux filles mineures, Eugène Diomi est de nouveau traîné devant la barre au TGI-Gombe par ses victimes pour des dommages et intérêts évalué à près de 20 millions de dollars.

En réaction à ce nouveau feuilleton judiciaire contre son leader, sa plate-forme politique parle d’une cabale visant son patrimoine.

Au cours d’un point de presse animé le vendredi 31 juillet 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima, la coordonnatrice de la Majorité Populaire Présidentielle (MPP), Pascaline Kudura, a dénoncé la volonté dévoilée au grand jour selon elle par le pouvoir en place pour déposséder le président de la Démocratie Chrétienne de tous ses biens, comme cela arrivait en Union Soviétique, pour les prisonniers politiques incarcérés par ce régime liberticide d’une autre époque.

«Le harcèlement politico-judiciaire dont  est victime notre porte-parole découle  de  sa détermination à faire éclater la vérité des urnes et de sa dénonciation ferme et cohérente de la crise de légitimité qui frappe les institutions présidentielle et législatives depuis novembre 2011», a martelé Pascaline Kudura, avant de fustiger des menaces et intimidations dont font l’objet plusieurs membres de sa famille et son épouse  Patrizia   Diomi.

Pour la coordonnatrice de la Majorité Populaire Présidentielle(MPP), Diomi a été condamné sans preuve de sa culpabilité à la Cour Suprême Justice.

Concernant les enjeux  politiques de l’heure, la famille politique de Diomi a  réaffirmé l’intangibilité de l’actuelle Constitution, adoptée par référendum populaire au suffrage universel direct le 18 février 2006 et surtout le nombre et la durée des mandats présidentiels qu’elle garantit.

De plus, la MPP et la DC considèrent qu’il serait impossible de lancer un processus électoral crédible et démocratique en RDC sans avoir traité le précédent contentieux électoral et surtout en maintenant en détention les prisonniers politiques.

Tout en dénonçant l’organisation  des concertations  par le pouvoir en place pour déjouer selon les compagnons de lutte de Diomi, l’attention de la communauté internationale, la MPP et la DC ont fait remarquer que l’échec de ces assises nationale dont les résolutions demeurent lettre morte à ce jour , justifie à suffisance l’impérieuse nécessité de tenir un dialogue global, inclusif , franc et sincère, afin d’apaiser les tensions internes et externes en perspective des échéances électorales à venir .

ERIC WEMBA                               

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