Diomi rappelle que la RDC est dans le «Top 10» des pays les plus dangereux

Le discours du président Joseph Kabila à la 66e Assemblée générale des Nations Unies n’a pas manqué de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise.
La dernière en date est celle du président de Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi Ndongala qui a tenu un point de presse improvisé à Fatima le vendredi 23 septembre pour déclarer que le discours de Joseph Kabila ne réflétait pas les réalités que vivent les 60 millions des Congolais.
Par son message délivré au Palais de Verre à New York, le Chef de l’Etat a apporté, comme c’était le cas il y a peu à Kingankati devant ses sociétaires de la majorité présidentielle, qu’il est totalement coupé du Congo profond.

Prenant le contrepied de Joseph Kabila qui a déclaré que le gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante mettent tout en oeuvre pour l’organisation des élections transparentes et crédibles, Diomi affirme que le régime actuel est détermine à se maintenir au pouvoir par la fraude contre la volonté du peuple qui aspire à l’alternance après cinq ans d’une gestion calamiteuse du pays par la coalition AMP-PALU -UDEMO
Il a martelé que la sécurité proclamée par le premier d’entre les citoyens congolais du haut de la tribune de l’ONU atteste la thèse de ceux qui affirment que la RDC a un chef qui ignore complètement le cauchemard auquel le peuple est soumis au quotidien.

Diomi a renvoyé celui qu’il considère déjà comme le président honoraire au dernier rapport récemment publié et qui place le Congo dans le «Top 10» des pays les plus dangereux au monde, juste avant l’Afghanistan et la Somalie.
Il a souligné que la recrudescence de l’insécurité à l’Est malgré l’operation conjointe entre les Fardc et l’armée rwandaise dément les propos de Kabila qui a affirmé que le retour de la paix est effectif sur l’ensemble du territoire national.

Le président de la DC qui s’oppose ouvertement à la demande de Joseph Kabila portant sur la requalification de la mission de la Monusco, estime que le mandat de la mission onusienne doit être renforcé pour la sécurisation des élections en RDC.
L’incendie criminel de la chaîne RLTV et du siège de l’UDPS prouve que la police et l’armée congolaise ne sont pas assez républicaines pour sécuriser les opposants au régime actuel.

Abordant l’aspect économique, l’ancien ministre des Mines sous le régime 1+4 estime qu’il est démagogique de prétendre que la République démocratique du Congo présente aujourd’hui un taux de croissance positif, supérieur à la moyenne africaine, alors que le dernier rapport du Pnud sur l’indice du développement humain démontre largement le contraire.

Face à un discours ne reflétant pas la souffrance du peuple, Eugène Diomi a demandé aux Congolais de s’en souvenir le moment venu, lorsqu’il s’agira de sanctionner la mauvaise gouvernance et ses auteurs le 28 novembre prochain.
Ironique, il a conclu son coup de gueule, en faisant observer que les chaises vides à l’assemblée générale pendant l’exposé du chef de l’Etat congolais indiquent que la communauté internationale a finalement compris qu’il faut le changement de leadership au Congo.

Eric wemba

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