Diomi : la grande inquiétude

 27 juin – 18 juillet 2012, cela fait 20 jours que l’affaire Eugène Diomi Ndongala défraie la chronique.
 La Démocratie Chrétienne, parti politique dont il est le président, a décidé de rompre le silence pour réclamer son leader « disparu ».
 Dans un communiqué portant la signature de son porte-parole Marc Mawete, et intitulé « 21 jours depuis la disparition du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, le député du peuple », la D.C s’associe à la famille biologique de son président national pour réclamer sa libération. Car, affirme-t-elle, il serait détenu au secret.

 Relatant les circonstances de l’arrestation de M. Diomi, la DC parle d’une bavure judiciaire. Elle dénonce dénonce par la suite ce qu’elle qualifie de cabale montée dans le but de faire taire un opposant politique.
 Parlant de viol sur mineure dont Diomi Ndongala est poursuivi, et de la procédure de flagrance arrêtée pour le juger, la Démocratie chrétienne rappelle qu’on parle de la procédure de flagrance lorsque la personne inculpée est arrêtée sur le champ de l’infraction, ou qu’elle s’échappe alors qu’elle était entre les mains de la police. Dans le cas de Diomi Ndongala, il n’y a rien eu de tel. Le président de la Démocratie Chrétienne est victime d’une intolérable bavure à la fois policière et judiciaire visant à museler un opposant politique en le faisant disparaitre et en bloquant le fonctionnement normal de sa formation politique par l’occupation policière de son siège statutaire ».
 Eu égard à ce qui précède, le parti de Diomi qualifie le grief reproché à son président de pure «machination d’un viol imaginaire».
 C’est ici que la D.C rappelle les ennuis judiciaires antérieurs dont son leader a été victime. A titre d’exemple, elle cite l’arrestation et l’emprisonnement qu’elle qualifie d’arbitraire d’Eugène Diomi en novembre 2010 au Bas-Congo, puis la « tentative » de son assassinat en juin 2011, à Kinshasa.
 En outre, les partisans de l’honorable Diomi fustigent la médiatisation qui entoure l’affaire de leur président, en violation des articles 5 et 8 du Code de procédure pénale, ainsi que l’article 1er de l’ordonnance-loi 78/001 du 24/02/1978 relative à la répression des infractions flagrantes.
 En conclusion, la D.C exige la libération immédiate de Diomi Ndongala, l’arrêt du lynchage médiatique de son image, ainsi que le respect de son immunité parlementaire.


Dom 

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