Diamant : le «sponsor» poursuivi pour insolvabilité

Mfunyi Munda et consorts, creuseurs des diamants à Tshikapa, ont fait des dépositions hier jeudi 23 décembre 2010 au Tribunal de paix de la Gombe, contre leur sponsor M. Kabeya Mupula Honoré. Cette affaire enregistrée sous RP 21.328 tourne autour des infractions de défaut de qualité et usage de faux document, que les plaignants reprochent au prévenu.

 

En prenant la parole le premier, le conseil des citants a révélé que ses clients étaient propriétaires d’un colis de diamants valant la rondelette somme de 700 milliards de zaïres. A l’époque, quand un ou plusieurs creuseurs attrappaient des diamants de grande valeur, ils recouraient à un sponsor pour des raisons de sécurité et pour être certains de réaliser une affaire juteuse avec des acheteurs réellement « liquides ». C’est ce qu’ avaient fait ces diamantaires qui avaient remis le sort de leurs pierres précieuses entre les mains d’un parrain nommé Kabeya Mupula. Celui-ci leur proposera d’acheter le colis. Aussitôt sa décision prise, il leur versera un acompte de 100 milliards des zaïres, en promettant de solder les comptes dans les meilleurs délais. Le prix global revenait à 600 milliards, il lui restait 580 milliards de zaires d’après le document de convention intitulé « Acte diunvuangana » signé entre parties. Mais voilà! Aussitôt la pierre de valeur entre ses mains, le sponsor s’est fait fabriquer de faux actes de cession auprès du notaire à Mbujimayi pour ne plus rembourser la somme restante, a indiqué l’avocat de l’accusation. Pour clôturer son exposé, Il a invité le Tribunal des céans à condamner le prévenu à une lourde peine pour ce genre de falsification et aider les plaignants a récupéré leur bien.

Le cité et ses avocats ont balayé toutes les accusations mises à charge du sponsor. Pour eux, l’acte de vente avait été signé et confirmé devant le notaire, lors de la conclusion de la vente. Pour eux, le prévenu n’a jamais commis de faux en écriture, ni altéré la vérité. Le cité a ajouté qu’après le versement de l’acompte, ils avaient convenu de pratiquer le troc pour solder la dette. Ils ont demandé au Tribunal l’acquittement pur et simple de leur client et le non paiement des frais d’instance.

Le Tribunal a pris l’affaire en délibérée pour son jugement à intervenir dans le délai de la loi.

Muriel Kadima

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