Dialogue pour des élections transparentes et apaisées : la M.P. et la société civile examinent aujourd’hui les obstacles

Les personnalités et leaders de la Majorité présidentielle sont conviés aujourd’hui, lundi 31 octobre 2011, à une rencontre pour examiner ensemble les obstacles et les solutions aux élections libres, transparentes et apaisées, d’ici le 28 novembre 2011. Ceci rentre dans le cadre de l’agenda élaboré par une soixantaine d’organisations de la Société civile, à l’initiative du Bureau national du Comité de suivi du Symposium de Nganda. Cette rencontre se tiendra dans le Complexe Kabinda Center, dans la commune de Lingwala.

Selon Me Marie André Muila Kayembe, questeur à ce bureau, cette rencontre a été précédée par bien d’autres qui ont balisé la voie à suivre pour aboutir à un franc dialogue entre tous les partenaires de l’échiquier politique congolais, dialogue qui éviterait des conflits aussi bien avant, pendant et après les élections. Le niveau actuel de concertations est appelé « pré-dialogue » et consiste pour chaque acteur du processus à s’informer, à échanger et à faire des propositions. C’est dans ce même esprit que les ténors de l’opposition institutionnelle (ou parlementaire) et non-parlementaire ont eu à conférer au même lieu, le vendredi 29 octobre, avec les membres de la Société civile.

Cette rencontre avec plusieurs responsables des partis politiques et ténors de l’opposition a permis, après échanges et débats, de dégager ce que l’opposition considère comme germes de conflits et obstacles à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées. Parmi ces germes potentiels de conflits électoraux, ils ont épinglé particulièrement : l’enrôlement fait de manière irrégulière (mineurs, doublons, militaires, etc) ; l’environnement avec une administration instrumentalisée par l’autorité politique ; la Police uniquement au service des partis du pouvoir ; la sécurité et difficulté de battre campagne sur l’ensemble du territoire national ; l’intolérance politique où l’administration se met à destabiliser les opposants sous de faux prétextes ; l’utilisation illégale des moyens de l’Etat pour battre campagne ; opacité du fichier électoral : le nombre des urnes sensiblement réduit alors que le nombre d’électeurs a augmenté ; des cas de violences, tels que subies par le député de l’opposition Fayulu ; média publics confisqués et ignorance du nombre des bureaux de vote.
Toutes ces raisons, selon les ténors de l’opposition, font qu’on redoute des conflits qu’on peut facilement éviter si on n’y trouvait des solutions à temps. Des solutions qui ne tiennent qu’à la bonne volonté des dirigeants du pays.

Cette rencontre sera suivie par une concertation avec les responsables de la CENI et à la fin, la Société civile va convoquer le véritable DIALOGUE où l’Opposition, la M.P. et la CENI vont réellement dialoguer pour offrir au peuple congolais des élections véritablement libres, transparentes, crédibles et apaisées.

SAKAZ

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