Dialogue national : Minaku poursuit ses consultations

 

            Le président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku, poursuit les consultations  avec la classe politique, en prévision du Dialogue national annoncé par le Président de la République, en vue de réaliser la cohésion nationale pour faire face à la guerre de l’Est qui menace sérieusement l’intégrité territoriale.

            Conscient du caractère pluriel de l’Opposition politique congolaise, le président de la chambre basse du Parlement a reçu, hier mercredi 13 février 2013 et ce, à tour de rôle, dans son bureau de travail au rez-de- chaussée de l’immeuble du Palais du Peuple, trois délégations de cette famille politique.

            L’Union pour la Nation, plate-forme de soutien à Jean-Pierre Bemba aux élections de 2006, conduite par son coordonateur adjoint, Jean-Baptiste Bomanza, a ouvert la série d’entretiens avec Minaku.

A l’issue de cette audience, le chef de cette délégation, a déclaré que lui et sa suite étaient à l’écoute de leur interlocuteur, le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle. Il a promis de tout restituer à la base afin de donner la réponse de sa plate-forme politique sur la vision du dialogue développée par Aubin Minaku.

            Bomanza a indiqué avoir saisi l’occasion pour poser à son hôte l’épineux problème de la désignation  du porte-parole de l’Opposition, d’autant plus que cette dernière a déjà adopté son règlement intérieur pour que les présidents des deux chambres du Parlement convoquent la plénière ad hoc.

            Aussitôt après l’Union pour la Nation, Ne Mwanda Nsemi a été reçu en solo par le président de l’Assemblée nationale. A sa sortie, il a fait savoir qu’il ne trouve aucune incompatibilité d’être à la fois chef politique et spirituel à l’instar du Dalai Lama au Tibet. A cet effet, il a rappelé les propos du Christ, qu’il considère comme son maitre et selon lesquels, « Un Royaume divisé ne peut faire la guerre contre un autre royaume ».

Le fondateur du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, dissous en 2007 et de Bundu dia Mayala, toujours en attente de son agrément, a appelé les Congolais à l’unité pour faire face au plan  de  balkanisation de la RDC.

            Parlant du dialogue, Ne  Muanda Nsemi a préconisé des concertations entre communautés comme en Afrique du sud, processus qui avait permis de mettre un terme à l’apartheid et de réconcilier le peuple sud africain sans exclusion. Dans son entendement, chaque ethnie ou tribu congolaise devrait avoir voix au chapitre et faire part, aux autres, de sa vision du Congo de demain.

Il a fait remarquer que depuis 1960, tout dialogue en circuit fermé et excluant les communautés qui payent un lourd tribut à la guerre a toujours constitué un frein à la consolidation de la cohésion nationale.

            Les Forces Acquises au Changement-Opposition, sous la conduite de Lisanga Bonganga, ont été la dernière plate- forme  de la journée à être reçue par le président de l’Assemblée Nationale.  Au terme de son tête-tête avec Minaku, ce modérateur a annoncé que sa plate-forme déposera son plan de sortie de crise après avoir bien compris le contenu que le Président de la République voudrait donner à son projet de dialogue national.

            Lisanga Bonganga a toutefois souligné que ce dialogue, dans l’entendement des FAC-Opposition, devrait résoudre la crise de légitimité née des élections contestées du 28 novembre 2011, cause principale de la guerre  que connait la RDC dans sa partie orientale.

            Il faut rappeler que le mardi 12 février, le président de l’Assemblée avait conféré avec Gilbert Kiakwama de la CDC (Convention des Démocrates Chrétiens).

ERIC WEMBA

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