Développement rural : Direction des Voies de Desserte Agricole : bilan positif mais…

Direction technique de l’administration du Développement Rural, la Direction des Voies de Desserte Agricole(DVDA) a présenté, hier lundi 10 février 2014 à son siège de Gombe, son bilan de l’année 2013. Face à une brochette des journalistes, les Ingénieurs Donatien Kasongo Ilunga et Adolphe Fika Ntumba se sont prêtés à cet exercice sur fond de satisfaction d’avoir répondu aux attentes de la population paysanne de la RDC, en réhabilitant et en entretenant 5065 km des pistes rurales à travers le pays, dont 700km  réparés et 4365km conservés. A les en croire, les travaux réalisés par la DVDA ont sans nul doute contribué à la fluidité des trafics entre les bassins de haute production agricole bien ciblés et les centres de consommation, l’évacuation aisée des produits agricoles étant un des éléments devant mener à la sécurité et à l’autosuffisance alimentaires.

En effet, ont-ils indiqué, à la fin de l’année 2013, le Bandundu s’est retrouvé avec 110km réhabilités et 510,7 km entretenus, tandis que le Bas-Congo a eu 40km réhabilités et 340 entretenus. L’Equateur a bénéficié d’une réhabilitation de 110km et d’un entretien de 399km, au moment où au Kasaï Occidental, la DVDA a réhabilité 40km et assuré l’entretien de 330km. Au Kasaï Oriental voisin, il y a 40 km de ses pistes rurales réhabilitées et 346 entretenues. 110km ont été réhabilités et 536 km entretenus au KATANGA, alors que la capitale Kinshasa a eu pour son compte 20  réparés et 295 km sauvegardés, le Maniema (40 et 343,62 km), le Nord-Kivu (40 et 475 km), la Province Orientale (110 et 459 km) et enfin le Sud-Kivu (40 et 320 km). «Tous ces chiffres correspondent aux prévisions de la DVDA pour 2013. Ce qui revient à dire que le taux d’exécution des travaux est de cent pour cent… », ont-ils souligné.

Travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien nécessitant des moyens colossaux, la DVDA s’est appuyée sur deux bailleurs de fonds pour leur exécution : le Gouvernement pour le volet réhabilitation, tandis que la partie entretien est prise en charge par le FONER (Fonds National d’Entretien Routier).

Au cours de cette même année 2013, la DVDA a supervisé les travaux de désenclavement du pays grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers de la RDC, notamment la CTB, la BM, le FIDA, la BAD, la FAO et autres. Pour ce cas précis,  le rôle des techniciens de la DVDA se limite à sanctionner positivement ou négativement les travaux qui ont répondu aux normes requises ou pas. Et ce, avant la réception définitive des ouvrages.

 Aubaine pour les paysans…

Pour mener à bon port ses activités sur le terrain, la DVDA a confié leur exécution aux différentes structures remplissant des conditions requises et utilisant la méthode de la haute intensité de la main-d’œuvre dite HIMO. Ce, suivant les mécanismes prévus par la loi sur les marchés publics. La main-d’œuvre est recrutée parmi les paysans habitant l’espace traversé par l’axe à réhabiliter ou à entretenir. Cela signifie que la DVDA contribue à l’allégement de la pauvreté des couches sociales défavorisées, précisent les ingénieurs.

            Pour garantir la durabilité des ouvrages réalisés, elle a assuré la formation des comités locaux d’entretien routier sur chaque axe où elle est intervenue. Il en est de même pour les axes travaillés par les partenaires.

            Cependant, un rendez-vous et non des moindres n’a pas eu lieu en 2013. Celui de l’entretien et du balisage des cours d’eau navigables de 3è et 4è catégories, qui devraient être prises en compte par  les mêmes bailleurs. Les actions annuelles se sont limitées à la remise en état des ponts de passage sur les cours d’eau reliant les pistes entretenues par la réparation des ponts  sous financement du FONER. Les animateurs de la DVDA ont déclaré espérer que le retard observé dans ce volet sera rattrapé et corrigé en 2014.

Tshieke Bukasa

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