Deux agents de « Sirène Congo Télécommunication » en procès

 Aimé Masanka, ex-agent à la société « Sirène Congo Télécommunication », était hier lundi 08 novembre à la barre contre son ancien collègue de service et comptable, Ibrahim Moustapha, de nationalité libanaise. Leur dossier est enregistré au Tribunal de paix de la Gombe sous RP 19.714. Le premier cité accuse le second d’extorsion de signature et d’arrestation arbitraire.
 Selon la version des conseils d’Aimé Masanka, celui-ci était employé comme vendeur des cartes prépayées par flash. Il s’est fait qu’en date du 10 octobre 2009, le comptable Ibrahim Moustapha devait s’absenter de son poste et du pays, pour assister aux funérailles d’un de ses frères décédés.
 En son absence, la caisse était tenue par Masanka. A son retour, Moustapha a constaté un trou de 6.000 dollars Usd. Interpellé, le caissier intérimaire a pris l’engagement de rembourser de manière progressive, en raison d’une retenue mensuelle de 200 dollars Usd. Ses avocats indiquent qu’après avoir payé un premier acompte de 200 Usd, leur client s’est vu un  jour interpellé et arrêté par des policiers venus du Camp Lufungula.

 Libéré, il était repris deux semaines après par des policiers de Regina pour le contraindre à payer la totalité de sa dette. Or, selon l’arrangement intervenu entre lui et Moussa, le remboursement devrait se faire sur la base des retenues mensuelles sur son salaire. C’est à la suite de ces tracasseries policières, ont-ils signalé, qu’ils ont saisi le Tripaix de Gombe pour les départager.
 Intervenant à son tour, le prévenu Moustapha a rappelé que Masanka avait profité de son absence pour piller la société. Il a fait savoir aussi que l’intéressé avait avoué être l’auteur du détournement de 6.000 dollars et accepté le principe du remboursement. Mais après 5 mois de retenues sur son salaire, il a récidivé par un second détournement.
 C’est cet acte, a dit Moustapha, qui l’avait poussé à téléphoner au bataillon PM pour sa sécurité et celle de son patron. Mes Monga et Lukenya, ses avocats, ont relevé que toutes les accusations contenues dans la citation directe de Masanka devaient plutôt être actées contre le plaignant lui-même. Affaire à suivre.

Muriel Kadima

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