« Des rumeurs ! » selon la MONUC

Face à l’abattage médiatique fait la semaine dernière sur une demande qu’aurait faite la Mission des Nations Unies en RDC (Monuc) pour le relèvement de leur commandement de trois officiers des forces loyales (FARDC) dans le cadre de l’opération Amani Leo, la Mission est sortie de ses gongs hier mercredi 17 février 2010 pour démentir cette information. 

En effet, par la bouche de son porte-parole, Madnodge Mounoubai, la structure onusienne a exprimé sa « surprise » d’apprendre cette annonce. « Nous n’avons pas fait pareille demande ; de même au niveau des FARDC ils n’ont jamais reçu pareille demande » a-t-il indiqué. Avant d’ajouter qu’une procédure conjointe a été mise en place avec les FARDC qui règle l’appui de la Monuc à l’opération Amani Leo en conformité avec la résolution 1906 du Conseil de Sécurité. Cette procédure a été l’objet des consultations préalables entre les FARDC et la MONUC.
Pour sa part, Le gouvernement congolais a démenti la même information, le même jour au cours d’un point de presse animé par Lambert Mende, ministre de la Communication et des Médias. «Toutes les sources autorisées de la Monuc que nous avons approchées, ont révélé que cette information est fausse», a affirmé Lambert Mende. «Le ministre de la Défense, avec le chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC) a eu à clarifier les choses à cet égard, au cours d’une séance de travail avec des hauts responsables civils et militaires de la Monuc», a-t-il ajouté.
Pour rappel, récemment, des sources onusiennes ont déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que la Monuc avait demandé aux FARDC de remplacer certains de ses officiers soupçonnés d’avoir commis des violences contre les civils, avant d’accorder son appui logistique à l’armée dans une nouvelle opération à l’est contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Trois commandants d’unité qui devaient participer à l’opération étaient visés, selon ces sources.
Faudrait-il souligner que Lambert Mende a également annoncé l’ouverture d’une enquête «pour identifier les personnes (…), congolaises ou étrangères, auteur de toutes ces élucubrations, afin qu’elles en répondent» devant la justice.

 

Tshieke Bukasa 

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