Des policiers de la PNC outillés pour la lutte contre les Kuluna à Kinshasa

Comme une nuée d’abeilles, un important groupe des Kuluna, ces marginaux équipés d’armes blanches, une dizaine, voire une vingtaine, agresse de paisibles citoyens au coin d’une avenue. Dans le quartier, c’est la panique. Les victimes – hommes – femmes et enfants – dépourvues  des moyens de défense, sont grièvement blessées  à l’aide des machettes, des couteaux, des coupe-coupe, des barres de fer et d’autres objets contondants. Ce carnage qui se déroule devant des témoins désarmés et apeurés, révolte les bonnes consciences. A part de nombreux blessés aux bras coupés, tête fendue, et le corps tailladé et ensanglanté, on a également enregistré sur le lieu de l’agression, quelques morts. Si on ne les arrête pas, prévient, un informateur occasionnel, ces marginaux déchaînés feront davantage de victimes et  de dégâts matériels. 
Cette information communiquée aussitôt à un poste de police, doit susciter une réaction rapide. Mardi dernier, une démonstration a été faite à la Fikin, devant les responsables de la police, des représentants de la Mission Eupol RD Congo, de la Police civile de la Monusco et d’autres partenaires de la Police nationale congolaise, de la manière dont l’équipe d’intervention va se déployer sur le terrain. Les policiers qui avaient suivi une formation spéciale dans l’enceinte de la Fikin, ont alors dévoilé   comment ils vont prendre les criminels en tenaille et les encercler, afin qu’ils ne puissent pas échapper. Sous l’œil vigilant de leurs formateurs de la Mission Eupol, ces stagiaires ont mis en pratique les méthodes apprises pour arrêter ces malfaiteurs et saisir leurs armes, sans se faire agresser. L’autre mission consiste à évacuer les morts et à acheminer les blessés dans des centres médicaux proches. Pour un des formateurs, un policier, peut intervenir seul contre une dizaine de criminels. Il lui est déconseillé de se hasarder seul dans cette opération très risquée, sans être sûr d’être appuyé par du renfort.
 
Une panoplie d’exercices de démonstration a été exécutée dans un espace ouvert, tel un terrain de football, dans un hangar. Sur une avenue ou dans un local fermé, les équipes d’intervention localisent d’abord les délinquants. Elles identifient ensuite les armes qu’ils utilisent, et puis lancent des sommations. C’est en cas de résistance qu’ils pourront recourir aux grenades lacrymogènes, avant de lancer l’assaut final.
Pour le représentant de la Mission Eupol RD Congo, cette formation dispensée par ses experts, vise le renforcement des capacités des policiers, afin d’accroître leur efficacité opérationnelle sur le terrain en cas d’alerte. Le chef de la Mission Eupol RD Congo espère que grâce aux techniques d’arrestation dispensées, les policiers seront à même de neutraliser les Kuluna, d’évacuer leur menaceet en mettant hors de nuire, la menace de ces malfaiteurs. Le commissaire divisionnaire Jean-Paul Rikir a souhaité que cette formation puisse s’étendre aux unités de la police de proximité appelés à intervenir souvent lors des appels de détresse de la population. Et sa mission est disposée à doter les policiers congolais des méthodes utilisées par toutes les polices modernes.
 
Le représentant de la PNC a pour sa part,  loué le partenariat entre la police congolaise et la Mission Eupol RD Congo, dans le domaine de la formation. Le commissaire général a rappelé le programme de formation de la PNC soutenu par des partenaires tels que la Mission Eupol RD Congo, la Police civile de la Monusco, la Coopération britannique, la Coopération française et autres. Il s’est dit satisfait de voir que nos policiers formés, agissent désormais avec beaucoup de professionnalisme, et remplissent des critères d’une police moderne, comme toutes les polices du monde.
Avec le projet de la création de l’Académie de la police de Maluku, il espère que la formation des formateurs et des encadreurs permettra de doter le corps de la police, d’éléments capables d’intervenir avec professionnalisme et d’assurer leurs efficacité toutes ses missions.
 
La population congolaise quant à elle, attend avec beaucoup d’impatience d’être dotée enfin, d’une police destinée à assurer sa protection et celle de ses biens. Une police qui sait  profiter du transfert des connaissances et échange d’expériences, pour devenir le seul service public en RDC, qui n’acceptera plus jamais de voir ses missions exécutées concurremment par des Kulunas, dont on se rappelle que lors des élections, ils prétendaient agir pour sécuriser la ville et protéger la population. Et cela contre tout entendement. Il est temps que les uns et les autres puissent retrouver leurs véritables places au sein de la société congolaise.
 
                                                                                                              J.R.T.  

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