Des observateurs russes en RDC

La mission diplomatique russe a donné sa position sur les assises de la 66ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unions ainsi que son apport dans l’accompagnement des élections du mois de novembre 2011. Hier jeudi 25 août, dans la salle des Conférences de ladite ambassade à Kinshasa-Ngaliema, une conférence de presse était animée par Dymitry Korepanou, le chargé d’Affaires de l’Ambassade de la Russie en RDC.

Dymitry Korepanou a annoncé officiellement l’arrivée, au mois d’octobre de 3 à 5 observateurs russes qui auront pour mission de suivre le processus électoral en République Démocratique du Congo. Car l’organisation des élections libres et transparentes est une question prioritaire et importante que la Russie, souhaite voir s’accomplir, au nom du maintien d’une  politique-diplomatique assez efficace entre les deux Etats.
La position de la Russie à la 66è Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies est que celle-ci doit confirmer les approches multilatérales dans la résolution des problèmes globaux de la  modernité. Cette session doit assurer la stabilité internationale. Pour ce faire, il faut intensifier les efforts collectifs destinés à consolider les bases légales dans le cadre des relations interétatiques, afin de pouvoir régler les conflits régionaux, résoudre les problèmes de non-prolifération des armes de destruction massive, parer aux nouveaux défis et menaces.  Il faut qu’elle réussisse à réformer le système de gouvernance mondiale, assurer le développement durable, la sécurité alimentaire et énergétique, contrer le changement climatique.

Le chargé d’Affaires russe a épinglé cinquante neufs points dont chacun revêtait une importance certaine. Cependant en général, en ce qui concerne le continent africain, il a souligné que la Russie participe activement à l’élaboration d’une approche intégrée de la communauté internationale pour prévenir et résoudre les conflits en Afrique et promouvoir le développement durable des pays dudit continent. Dans cette même logique, la Russie recherche une collaboration constructive entre les Nations-Unies et l’Union africaine dans le processus du maintien de la paix.
La situation du pays de Kadhafi ne peut être résolue que par le peuple libyen lui-même.

Pour la Côte d’Ivoire, bien qu’il y ait un calme apparent, ce pays connaît de sérieux problèmes économiques. Pour remédier à cette situation qui est pareille à celle la RD Congo, la Russie veut un développement interne des économies ivoirienne et congolaise. Elle exhorte les investisseurs russes à venir nombreux dans ces deux pays.
Selon le diplomate, Moscou prend en compte l’état actuel du Soudan, pays post-conflit où il faudrait organiser la reconstruction, le progrès socio-économique et le respect des droits démocratiques et privilégier les intérêts du peuple. La Russie apprécie la démarche entamée par le peuple soudanais mais l’exhorte à régler les étapes ayant trait aux questions restantes par voie de négociation, y compris le statut de la région d’Abeyi. Elle tient à la mise en place des relations de bon voisinage entre le Sud et le Nord du Soudan.

En dehors des questions africaines, l’Europe, l’Amérique, le Moyen-Orient étaient aussi au menu. Par rapport aux résolutions 242, 338, 1397, 1515 et 1860 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la crise israélo-palestinienne, la Fédération de Russie est pour la création d’un Etat palestinien souverain, viable dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Au nom du processus du maintien de paix en Afrique et dans le monde, la Russie se dit adepte du renforcement du système international de lutte contre le terrorisme, le rétablissement de l’ordre dans la circulation des armes et dans le commerce global des armes. Elle souhaite que la question du Traité international sur le commerce des armes (ATCA) prévue pour 2012 soit analysée.

Dorcas Nsomue

Leave a Reply