Des observateurs électoraux de Tshangu formés

Des dizaines d’acteurs sociaux de Tshangu ont suivi tout au long de la journée du dimanche 6 novembre 2011 une série des modules relatifs à l’observation électorale. Ces « cours » ont été dispensés au lycée Sainte Germaine à Ndjili. Ils entrent dans le cadre de la campagne pour un vote utile et ont été initiés par le Réseau d’Organisations des Droits de l’Homme et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne (Rodhecic).

Bernard Katumba, Me Alex Mutombo, Dieudonné Rachidi, principaux orateurs de la journée, ont parlé tour à tour du processus électoral, de la mission de l’observateur électoral et de la rédaction des rapports d’observation. Les exposés étaient suivis des échanges.

Katumba a fait remarquer aux « apprenants » qu’en 2006, les belligérants avaient eu la part belle. Aujourd’hui, la donne a changé. On assiste à la bipolarisation de la scène politique congolaise. Il y a d’un côté la majorité qui estime avoir rempli sa part du contrat, et de l’autre côté l’opposition très critique à l’endroit des gouvernants.
Les risques des violences post électorales sont visibles. Et pour preuve : il a évoqué les cas des violences enregistrées à Lubumbashie le samedi 5 novembre 2011.

« Ne soyez pas subjectifs », a-t-il dit aux participants.
Parlant du cadre électoral légal, il s’est appesanti sur la Constitution, la loi électorale, l’administration électorale…
On a 169 circonscriptions électorales, 32 millions des Congolais enrôlés.

Et comme parties prenantes au processus électoral, il a cité les partis politiques, l’Etat congolais, la communauté internationale, la CENI, la population….
Bernard Katumba a évoqué également le rôle du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication « CSAC », des partis politiques….
Alex Mutombo a axé son exposé sur la déontologie, les droits et devoirs des observateurs électoraux.. Un observateur électoral est appelé à être impartial.
Et comme droits reconnus aux observateurs, il y a le libre accès aux bureaux de vote et de dépouillement, celui d’observer les différentes étapes du vote. Et le droit d’être sécurisés.

Vous avez le devoir de vérifier le matériel et les documents électoraux en évitant de les manipuler, a-t-il souligné à l’intention des participants à la formation.
L’observateur est censé se trouver à son lieu de travail bien avant l’ouverture des bureaux de vote. Il lui est demandé d’observer l’attitude des agents électoraux, de s’assurer du caractère secret du vote, de l’heure de la clôture des opérations liées au vote…

Satisfaction

Dieudonné Rachidi a expliqué aux participants l’importance qu’il y a à bien remplir la fiche d’observation. L’observateur devrait donner des précisions sur le nombre d’électeurs inscrits, des bulletins de vote, les noms des agents électoraux présents dans les bureaux… Fiches d’observation en mains, .les hôtes du Rodhecic se sont fait une idée de la manière dont ils vont les remplir le jour du vote.
Deux des intervenants, Alex Mutombo et Dieudonné Rachidi, ont été précédés par Jean-Baptiste Ndundu, secrétaire permanent du Rodhecic.
Dans son mot de circonstance, Ndundu a dit que nous avons intérêt à voir le processus électoral en cours s’achever de manière heureuse. « Vous êtes les représentants des électeurs », a-t-il indiqué.

«Et si vous contribuez pour que le processus démocratique soit consolidé , vous aurez fait œuvre utile», a-t-il ajouté.
Il n’a pas caché sa joie de voir le Rodhecic former des centaines d’observateurs électoraux dans tout le pays.
Tshangu est la dernière circonscription électorale de la capitale à accueillir Alex Mutombo et consorts. Bien avant cela, ces derniers se sont rendus à la Funa, au Mont Amba et à Lukunga.

Jean- Pierre Nkutu

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