Des «Kuluna» libérés reprennent du service

Zemanta Related Posts ThumbnailOn le dit et on ne cessera de le répéter, l’insécurité dans la capitale est devenue une véritable épine dans les pieds des autorités urbaines. Elle fait tellement mal avec les incessantes plaintes de la population kinoise excédée par les ravages du banditisme urbain, qu’il faudrait vite l’extirper. En effet, agressés, blessés et dépouillés de leurs biens, de nombreux Kinois ont porté plainte, d’autres s’en remettent à la justice divine ou à la vengeance de leurs ancêtres. Ce qui a amené les différentes unités de la police à traquer ces marginaux à la machette. En moins d’une semaine, cette chasse à l’homme a permis aux policiers de principaux districts de la police de la ville de mettre hors d’état de nuire certaines de ces malfaiteurs. Le bilan a été dévoilé hier, au camp Lufungula, par le commissaire divisionnaire Jean de Dieu Oleko. Arborant un large sourire devant le «trophée» constitué par 192 Kuluna arrêtés, le commissaire provincial de la ville de Kinshasa a félicité ses hommes pour le coup de filet opéré en moins d’une semaine. Il a toutefois déploré le fait que dans ce lot, il y a des repris de justice, des récidivistes invétérés, des incorrigibles qui donnent du fil à retordre à la police, avant d’exhorter les différentes unités à ne pas baisser les bras devant ce phénomène, même si certains d’entre eux sont souvent relâchés au parquet où ils sont transférés. «Nous ne nous lasserons pas de les arrêter chaque fois qu’ils reprendront leurs actes de banditisme, a conclu le commissaire provincial Jean de Dieu Oleko.

Visiblement satisfait du «paquet de 192 délinquants» lui présentés, le gouverneur de la ville de Kinshasa s’est adressé à ces jeunes qui risquent d’être instrumentalisés par les politiciens opposés à la tenue des concertations nationales. Kimbuta Yango regrette le fait qu’au lieu de s’inscrire pour suivre une formation à l’INPP, comme leurs congénères reconvertis, les «Kuluna» se livrent aux actes de banditisme. Il a promis de ne pas se décourager, car, pendant que certains parents se débattent pour nourrir leurs enfants, les «Kuluna» s’évertuent à les réduire au chômage et à la misère. A ce sujet, le gouverneur de la ville en a profité pour évoquer la tenue de concertations nationales à Kinshasa, dont les travaux s’ouvrent ce samedi. Et pour que ces assises puissent se dérouler dans un climat de sécurité, Yango Kimbuta a exhorté les policiers à accomplir leurs missions comme il se doit, en sécurisant les personnes et leurs biens. C’est pour transmettre les instructions relatives à la sécurisation de Kinshasa, qu’il a tenu aussitôt une réunion de sécurité à l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Signalons que parmi les marginaux présentés au gouverneur Kimbuta, on peut citer le cas de l’écurie Bolafa de Ngaba ayant comme chef de bande, le brigand «B 52», de son vrai nom Kondo Ngayina Blanchard, qui vient d’être remis en liberté, alors qu’il purgeait 17 mois de servitude pénale principale à la Prison centrale de Makala. Avec une nouvelle bande, ce malfaiteur a lancé plusieurs attaques  dont l’agression, le 6 août 2013, vers 14 H 30’, de Mme Seya Ntumba, résidant sur avenue Rivière n°15/bis, quartier Funa, commune de Limete, à qui ses acolytes ont arraché sous la menace des machettes, au rond-point Ngaba, un sac contenant 8.000 dollars. Cet acte de banditisme spectaculaire a été perpétré devant l’agence de transfert des fonds «  Fiston », et devant des témoins révoltés mais incapables de réagir.

                                                                                                                 J.R.T.     

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