Des jeunes refusent d’être des «Kuluna»

          Des Jeunes de l’Eglise évangélique la Pépinière veulent vivre les vertus de leur âge et refusent de devenir des «kuluna», des débauchés ou des drogués. Ils sont conscients d’être l’avenir du pays et veulent que les autorités, adultes et parents s’occupent d’eux et les éduqués pour faire d’eux des adultes responsables. C’est ainsi qu’ils demandent à tous les adultes, particulièrement à tous les parents – qui ont un grand rôle dans l’encadrement des enfants – de s’assumer : adultes d’aujourd’hui, ils étaient tous des enfants hier comme eux et si leurs parents ne s’étaient pas occupés d’eux, que seraient-ils devenus aujourd’hui ? Cette interpellation des autorités, des adultes et des parents est contenue dans un document des jeunes de cette église intitulé : « Mémo aux autorités provinciales de la Ville-Province de Kinshasa à l’occasion de la Journée internationale de l’Enfant Africain ».

 

          Ce mémo a été remis à Mme Josée Kalombo de la division provinciale du ministère du Genre, Famille et Enfant, le samedi 19 juin 2010, au siège de cette église, située au quartier Ngilima, à Matete. C’était lors d’une célébration de cette journée par cette église avec l’appui de l’Unicef. Dans leur document, ces jeunes ont aussi dénoncé des obstacles érigés contre la vie des enfants africains en général et congolais en particulier et qui ne permettent pas leur épanouissement, à savoir mauvaise qualité si pas l’absence des soins médicaux ; le manque de scolarité ; l’enrôlement dans des bandes armées ; l’entraînement des filles dans la débauche par des adultes nantis avec la conséquence des VIH/Sida ; la paupérisation des parents. Le mémo insiste pour les autorités-politico administratives fassent tout pour améliorer les conditions de vie de la population. Enfin, ils demandent des sanctions sévères contre tous ceux qui violent les droits des enfants ; lesquels doivent être vulgarisés.

 

Hiérarchiser les besoins

 

          Dans sa réponse, Mme Josée Kalombo a noté que du 16 juin au 16 juillet, est un mois consacré à la célébration de la Journée de l’Enfant africain dont le thème cette année est : « Planification et budgétisation des enfants : notre responsabilité collective ». Elle s’est dite satisfaite de voir que les jeunes de cette église prendre à cœur la défense de leurs droits. Il leur a demandé beaucoup de courage et de persévérance dans la défense de leurs droits, à l’image des enfants de Soweto qui ont été massacrés par l’apartheid. Toutefois, elle leur a demandé d’hiérarchiser leurs besoins et de ne pas tout réclamer à la fois.  Elle a aussi félicité l’Eglise de célébrer chaque année la Journée de l’Enfant africain.

         

SAKAZ

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