Des intellectuels catholiques plaident pour la paix en RCA, RDC et au Congo Brazza

C’est au moment où les Congolais chassés de Brazzaville comme des vulgaires malfrats regagnaient leur patrie que la coordination panafricaine du  Mouvement  International  des Etudiants Catholiques   (MIEC) organisait  un atelier à Kinshasa( 25- 30 avril 2014)  à l’intention de l’élite catholique de l’Afrique Centrale.  Hasard du calendrier ? Certainement oui. «Professionnels catholiques : agents de paix, de justice de réconciliation et de développement intégral humain», est l’intitulé du thème dudit atelier. 

«Au regard de la situation qui prévaut en RCA, au Congo/Kinshasa et au Congo/Brazza et conscients de la responsabilité qui est le nôtre, encourageons et recommandons :

- Aux leaders religieux de la RCA de continuer avec le dialogue intercommunautaire et interreligieux pour aboutir à la cohésion des populations victimes des atrocités.

- Aux leaders religieux et autres de la RDC et de Brazzaville d’initier des rencontres entre les populations de deux pays et de faire un plaidoyer auprès de leurs autorités

-           Au  gouvernement et parlementaires congolais de poursuivre les initiatives déjà prises pour l’instauration d’un dialogue sincère  devant aboutir à une solution négociée des turbulences de l’heure.

- Aux comités nationaux du MIEC et du MIIC » de ces trois pays d’organiser des rencontres et d’engager des plaidoyers auprès des autorités politiques,   administratives et religieuses…. » Tel est l’essentiel des  propos lus par  Thibaut Missengue, secrétaire fédéral du MIIC/ Congo/Brazza   le mercredi 30 avril 2014,  au centre Bondeko  à la clôture de l’atelier des étudiants et intellectuels catholiques africains.

Une rencontre enrichissante

 La Malienne Bengaly Chantal Afou, Me Ohote, Jean- Sébastien Epanda… respectivement coordonnatrice panafricaine du MIEC, secrétaire général adjoint du MIEC/RDC, vice-président du MIIC/ Cameroun et  d’autres participants, ont apposé leurs paraphes sur cette déclaration rédigée le mercredi 30 avril.  Missengue s’est fait accompagner de  Mbangani, son  président  fédéral. Le Gabon s’est fait représenter par Aaron Houchi Ickamba

De son côté, la coordonnatrice panafricaine du MIEC,   a demandé à tout le monde d’être artisan de la paix partout où se trouver.

«Défis de la reconstruction de l’Afrique», «Gestion politique des conflits», «Récits des mémoires et cycles des conflits» sont les trois modules principaux développés par les intervenants retenus pour ce rendez-vous de Kinshasa.

Les acteurs sociaux André Bekambo, Martin Eder Kabutakupwa,  le père Nyembo Ngoy, Valentin Makongo, la théologienne Josée Ngalula… ont parlé de l’analyse des concepts et leurs fondements bibliques, de  la gestion des conflits et consolidation de la paix par les Nations Unies.

Bekambo s’est attardé sur l’introduction de la justice réparatrice qui est une manière assez particulière de réparer le tort commis. Ici, on parle surtout de la médiation, du pardon et de la réconciliation.

Gabonais et Congolais arrivés à Manresa ( lieu de la tenue de l’atelier) les premiers sont revenus sur les moments forts de leur histoire politique. Il y a eu moins d’effusion de sang au Gabon pendant la période post coloniale, si on excepte la période coloniale où certaines peuplades gabonaises se sont opposées farouchement à la colonisation. L’histoire de la RDC est entrecoupée de longues périodes des conflits, violences et autres turbulences politiques.

Le MIEC   présent dans une vingtaine des  pays africains est subdivisé en quatre grandes zones géographiques, à savoir, l’Ouest, le Centre, l’Est et la partie australe de l’Afrique. Les rencontres du genre de celle de Kinshasa se tiennent  par zones géographiques. Le bureau panafricain du MIEC est  au Kenya.

Jean- Pierre Nkutu

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