Des étudiants se posent la question à l’Unikin : pourquoi ces échecs programmés ?

unikin A l’Université de Kinshasa (UNIKIN), la Faculté de l’Economie n’a pas fonctionné normalement le lundi O8 juillet 2013. Ses étudiants étaient en colère. La question qui vient immédiatement à l’esprit est celle de connaître la motivation de ce mécontentement. Un des reporters du quotidien de l’Avenue Colonel Lukusa, à la Gombe, de passage par là, n’a pas hésité à poser cette question aux étudiants pleins de dépit et qui marchaient sur le Campus universitaire pour manifester leur réprobation contre leurs autorités académiques. Prenant la parole en lieu et place des ses condisciples, un des manifestants a clairement accusé certains professeurs de plus s’intéresser au bon déroulement des cours dans les amphithéâtres et auditoires de leur université. Des professeurs, des chefs de travaux et assistants qui ne prestent que rarement, n’encourent aucune sanction. Certains viennent quand ils le jugent profitable et en conformité avec leurs « extra moros » dans la sphère du pouvoir politique. Un comportement, selon lui, qui préjudicie gravement la qualité des enseignements reçus.

 

            Toutefois, la goutte qui a fait déborder le vase lundi se trouverait être une correspondance du ministre de l’Enseignement Supérieur,  Universitaire et Recherche Scientifique (ESURS) qui ferait obligation à tous les établissements de son secteur d’arrêter impérativement les cours, au plus tard le 15 juillet 2013 et de démarrer la première session le 25 juillet 2013. Ceci, ont expliqué les étudiants mécontents, pour permettre un rattrapage de l’année académique qui, par le passé et même cette année, s’est avérée très élastique. Les étudiants en question ont estimé que l’intention d’éviter une année élastique était en soi bonne, mais elle intervenait trop tard, au détriment des étudiants. La conséquence, pour eux, est qu’ils sont en train de vivre actuellement une fin d’année insupportable. En effet, ils ont expliqué que l’ordre a été donné aux professeurs de synthétiser leurs cours – et cela quel qu’en soit le nombre d’heures prévues – pour le dispenser en deux séances suivies des interrogations et des travaux pratiques, même si les étudiants n’ont vu que du rouge.

            Selon les manifestants, plusieurs facultés en retard dans leurs programmes de cours sont concernées par cette mesure. Ils ont cité, à titre d’exemple, les Facultés de l’Economie, de Polytechnique, des Sciences, etc. Ils ont aussi cité quelques cours frappés par cette mesure de synthèse. A la question de savoir si tous les professeurs avaient accepté cet état de chose, un autre étudiant a répondu par la négative, arguant même certains professeurs auraient carrément décliné cette façon de dispenser les cours au détriment de l’intérêt des étudiants qu’on tend à crucifier en programmant ainsi leurs échecs.

                                   RSK

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