Des braqueurs attaquent la station d’essence Kol Oil

Kinshasa trouvera t-il un jour la quiétude ? Pourra-t-on un jour,vivre dans la capitale, sans un braquage ou un vol à main armée, ou sans le spectre des marginaux « Kuluna » ?

Voilà deux questions que les Kinois qui aspirent à la paix et la sécurité se posent chaque jour, chaque fois qu’il est fait état des cas de criminalité.
La ville de Kinshasa avec la différence des classes sociales, une poignée des riches d’un côté, et une majorité des pauvres de l’autre, ne peut échapper aux fléaux qui caractérisent les grandes mégapole du monde. L’un de ces pires fléaux, c’est le banditisme urbain.
La réponse à ces deux questions est simple tant qu’il y aura différence des classes et tant qu’il n’y aura pas d’emplois et que le chômage gardera sa côte d’alerte, sans mécanismes pour soulager les plus démunis, la criminalité sera toujours présente.
C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il faudrait situer le braquage de la semaine dernière.

Dimanche 23 septembre dernier en effet, une fusillade a déchiré le silence de la nuit, et de nouveau, fait trembler les quartiers Masanga Mbila, Mont Ngafula et Camping, commune de Selembao. Cette série des tirs nourris a montré que l’accalmie enregistrée ces temps derniers, dans les stations d’essence de Kinshasa, après la série des braquages qui a vu un pompiste et un policier abattus à l’Echangeur de Lemba et à Elf, au quartier 1 à Ndjili, était de courte durée. Car, les braqueurs ont une fois de plus, refait surface à Kinshasa et frappé un grand coup. Cette fois, la nouvelle cible est une petite station d’essence située sur avenue By Pass, commune de Mont Ngafula.

Selon des informations recueillies auprès des voisins, l’agression a été perpétrée le dimanche, vers 23 H 30’, au moment où les agents de la société Kol Oil s’y attendaient le moins. Alors qu’aucun véhicule ne se trouvait à cette heure-là dans cette station, une jeep Prado de couleur blanche est s’immobiliser devant le bureau du gérant. Cinq hommes en sont sortis. Quatre habillés en tenue civile avec des jacquettes et l’un, en tenue de la police, se sont aussitôt déployés. Et comme dans un film policier en plein tournage, ils ont dévoilé leurs armes et tiré plusieurs coups de feu en l’air dans toutes les directions dont quelques balles ont atteint deux travailleurs de Kol Oil.

Il s’agit de Victor Tshitolo, pompiste, habitant au quartier Mboloko, commune de Matete. Cet agent a reçu une balle au mollet droit, tandis que la seconde victime, la sentinelle Lolana Prince, était blessée à la main droite.
Leurs victimes neutralisées, les brigands ont fait rapidement irruption dans le bureau de la station et fait main basse sur toutes les recettes de la journée qui attendaient d’être convoyées auprès du patron de cette société.

«Nous n’avons pas pu faire le moindre geste», signale aujourd’hui un autre agent de cette entreprise pétrolière, qui craignait d’être abattu. Et d’ajouter que «c’est une chance inouïe que nous soyons sortis indemnes de cette fusillade !»
Bien que l’enquête sur ce braquage soit ouverte, on ne sait pas le montant exact du butin emporté par les brigands, ni leur identité. Ce la ne pourra être possible que si on faisait le relevé de toutes les ventes de la journée, notamment la vente de carburant et des lubrifiants.
Au niveau de la police, les enquêteurs souhaitent une collaboration avec les habitants du quartier pour tenter de réunir des éléments pouvant orienter les investigations vers les traces des malfaiteurs.
Affaire à suivre !

J.R.T.

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