Des bandits attaquent la secrétaire du ministre des Hydrocarbures

 

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Des bandes des malfaiteurs aux visages masqués multiplient ces temps derniers, à Mont-Ngafula, des actes de banditisme. Comme à une certaine époque reculée, des braquages et des vols à main armée, sont enregistrés presque chaque nuit sur les hauteurs de cette mairie. Ces brigands qui opèrent en tenue entre 4 et 6 personnes, et cagoulés, sèment l’insécurité dans cette commune où il est désormais déconseillé de se promener à pieds ou de circuler en voiture au-delà de minuit. Et ce ne sont pas seulement les couche-tard qui sont visés, mais aussi les quelques résidents fortunés dépourvus des sentinelles armées. Leur zone opérationnelle de prédilection, est le quartier Masanga Mbila et ses environs.

            Après des visites domiciliaires auprès de quelques habitants dont un inspecteur des Affaires économiques et une dame, en 2007 et 2008, l’on croiyait qu’avec l’installation d’un poste de sous-commissariat de police, l’insécurité allait reculer. Erreur ! Comme pour prouver qu’ils ne se sont pas convertis à des occupations recommandables, et qu’ils demeuraient des membres à part entière de la pègre, décidés à procurer des insomnies aux montagnards de Ngafula, ils ont repris du service en force.

            Entre la Noêl et le 4 janvier 2011, la même bande des inciviques en tenue et cagoulés a frappé au domicile d’un médecin. La famille de ce dernier neutralisée, les mécréants ont fouillé la maison de fond en comble, ne recherchant que des fonds en devises.                                               Butin réalisé cette nuit-là, : 1.300 dollars, une importante somme en monnaie locale, les trois téléphones cellulaires ainsi qu’un ordinateur portable contenant des données sur les activités médicales du disciple d’Hippocrate et ses correspondances privées.

La secrétaire d’un ministre et son chauffeur agressés

            Pas plus tard que dans la nuit du 22 au 23 janvier 2011, la jeep du ministre des Hydrocarbures regagnait la résidence de Célestin Mbuyu Kabango. A bord, sa secrétaire, Mlle Chantal Mbuyu et son chauffeur. Il était O H 30’ quand en prenant l’avenue de l’entrée Bel Air, ils ont été bloqués par une barricade.

Cinq gaillards en tenue et armés ont interpellé la secrétaire qui ne s’est pas expliqué pourquoi à un barrage de la police, cinq énergumènes étaient tous cagoulés. Mlle Chantal Mbuyu a compris qu’elle avait affaire avec des malfaiteurs. Ces derniers les ont fait descendre de la jeep avant de leur faire la poche.

            Les quelques rares témoins de ce braquage, racontent aujourd’hui, que les bandits ont arraché à la secrétaire, ainsi qu’au chauffeur, quelques effets de valeur dont des bijoux, les téléphones portables, ainsi que quelques billets de banque en devises et en monnaie locale dont la valeur n’a pas été déterminée.

            Après le coup, les membres de la pègre ont disparu dans les ruelles de ce quartier sans tirer des coups de feu, abandonnant leurs victimes traumatisées et la jeep du ministre.

On se rappelera que la résidence du patron des Hydrocarbures avait essuyé, il y a plus de sept ans, une attaque des malfaiteurs. Ses éléments de garde ayant tiré des coups de feu en l’air, les bandits avaient détalé et renoncé à leur attaque.

            Aujourd’hui que des inciviques décident d’opérer dans son quartier, en visant peut-être sa personne, ne peut que dévoiler les intentions criminelles de ces malfaiteurs qui n’hésitent pas à s’attaquer aux membres du gouvernement, sinon à leurs familles.

            Est-ce un défi lancé à l’exécutif, par ces temps qui courent ? Telle est la question que des observateurs se posent. Car, après les sombres épisodes des Kuluna, ces marginaux qui agressent les paisibles citoyens à l’aide des armes blanches, les brigands cagoulés profitent de l’insuffisance des équipements accordés à la police de proximité, aux routes défoncées et impraticables et aux quartiers baignés dans l’obscurité, pour troubler la quiétude de la population.

Ce défi des malfaiteurs requiert une action énergique du gouvernement et de ses services chargés de la protection des personnes et de leurs biens dans la ville de Kinshasa.

Un défi à relever par la police           

            Les habitants de Mont-Ngafula ont les yeux tournés vers les responsables de la ville pour enrayer ce banditisme entretenu par des hommes en uniforme. Ils aspirent à mener une existence paisible, le jour comme la nuit, dans une commune débarrassée des nids des malfaiteurs.     

            Pour bien des observateurs, ces bandits en tenue, armés et cagoulés sont soit, des éléments d’un poste de sous-commissariat éloigné ou proche du quartier Masanga Mbila en divagation, soit des éléments incontrôlés qui opèrent en tenue pour dérouter les patrouilleurs pédestres ou autres opérant dans le secteur, en voulant faire croire qu’eux aussi sont en mission de patrouille.

            Car, il est hasardeux pour les  policiers  d’autres communes de venir commettre des braquages et des vols à main armée dans des quartiers dont ils ignorent tout de la présence des postes de sous-commissariats et des résidences gardées par des éléments armés.

            Il est donc temps que cette pègre en tenue soit mise hors d’état de nuire dans les meilleurs délais.

 

J.R.T.    

 

 

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