Des acteurs politiques, sociaux et religieux responsabilisés pour le dialogue

Des acteurs politiques, religieux et sociaux – partis de la Majorité présidentielle, de l’Opposition, CENI, leaders religieux et des organismes nationaux et internationaux – sont en train d’être contactés pour promouvoir un dialogue social. L’objectif est d’éviter à la République Démocratique du Congo (RDC) un scrutin agité comme on l’a vu sous d’autres cieux. Cette initiative est le résultat d’un atelier ayant réuni une soixantaine d’Ongs de la Société civile. Cette activité qui était organisée à l’initiative du Bureau du Comité national de suivi des recommandations du Symposium de Nganda. Cette poursuite du processus du Dialogue social pour crédibiliser les élections du 28 novembre 2011, a été confirmée le 15 octobre 2011, par Maître Marie André Muila Kayembe, questeur au Bureau du Comité national de suivi lors d’un déjeuner qu’il a eu avec la presse.

En effet, a précisé Me Muila, la Société civile dans son ensemble a confiance en la capacité des Congolaises et des Congolais de réaliser des élections non seulement apaisées, mais surtout transparentes et crédibles. Le dialogue des sourds qui règne actuellement entre le Commission électorale nationale indépendante (CENI) et un pan entier d’acteurs politiques ne sert pas l’intérêt du Congolais, encore moins celui de notre pays la RDC. Il a soutenu que notre pays regorgeait des leaders, des intellectuels, des savants, des experts dans tous les domaines pour réussir de bonnes élections.

La question qui se pose, selon lui, est celle de la confiance qui doit régner entre les uns et les autres ; et cette confiance réciproque ne peut être rétablie que grâce à un dialogue franc et sincère entre parties. Aucun Congolais n’a donc intérêt à voir la misère s’abattre sur la RDC suite à un conflit qui surgirait à l’issue des élections prochaines. Le questeur du Bureau national du Comité de suivi s’est dit avoir toujours été conforté dans cette position aussi bien par la Monusco, que par les diverses chancelleries qui se sont penchées ici à Kinshasa sur la question de nos élections. Tous les partenaires sont unanimes pour affirmer que les Congolais peuvent se prendre en charge et encouragent l’idée d’un Dialogue social. Et que l’époque de Masiré et autres Moustaffa ne peut revenir.

Des actions concrètes en lieu et place des plaintes
Après l’atelier de Kabinda center, il y a de cela plus de trois semaines, et le début de contact avec des acteurs sociaux, Me Muila a annoncé pour la semaine du 17 au 23 octobre 2011, la tenue des dialogues séparés entre la Société civile avec les principaux acteurs du processus électoral, à savoir : Majorité présidentielle, Opposition, Ceni et Gouvernement. Cela constituera des rencontres d’échanges d’informations pour une participation concertées au processus électoral qui prendra la vitesse de croisière avec le démarrage officielle de la campagne électorale, le 28 octobre prochain. Du jeudi 20 au samedi 23 octobre 2011, il est prévu à cet effet que la Société civile rencontre successivement les partis politiques de l’Opposition le jeudi ; de la Majorité présidentielle le vendredi et, enfin, les responsables de la CENI et des personnalités du Gouvernement.

Mettant à profit ces rencontres, un canevas d’obstacles qui pourraient handicaper un processus apaisé sera établi. Chaque partie pourra, d’une façon pratique, proposer sa solution aux obstacles qui se posent et s’engager pour des élections crédibles, transparentes et apaisées lors d’un atelier multi-acteurs – dont la tenue est prévue du 25 au 26 octobre 2011 – des délégués aussi bien des partis politiques que de la Ceni et du gouvernement. Ils pourront alors partager les divers diagnostics et des solutions proposées et s’engager à les mettre en pratique. L’agenda qui s’en suivra sera respecté par tout le monde. Dans le même cadre, Me Muila a aussi annoncé l’atelier qui s’ouvre le 19 octobre 2011, et qui réunit les partis politiques de la Majorité présidentielle et de l’opposition, avec la participation de la Société civile nationale et de la Sadhec.

SAKAZ

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