Dérives totalitaires en RD Congo

 

Clôturant son Conseil national convoqué du 28 au 29 novembre pour évaluer la situation politique, sociale et économique de la RDC à l’occasion de la fin de l’année 2012, le parti politique dénommé Engagement  pour la Citoyenneté et le Développement  a dans une déclaration lue à Notre Dame de Fatima le samedi  29 décembre par son secrétaire général,  Devos Kitoko,  dénoncé la dérive totalitaire du pouvoir exécutif, l’atonie du parlement et la politisation du pouvoir judicaire  en République Démocratique du Congo. Ce décor contraste avec le principe sacrosaint de séparation des pouvoirs de Montesquieu consacrée dans la Constitution du 18 février 2006.

Le parti de Martin Fayulu revient sur la question sécuritaire, principalement à l’Est, pour fustiger la légèreté et l’irresponsabilité avec lesquels le pouvoir en place en RDC gère l’agression rwandaise et ougandaise. L’ECIDé relève en effet que toutes les initiatives prises par le pouvoir en place sont de nature à dédouaner et blanchir les agresseurs, pourtant indexés par la communauté internationale.

L’ECIDE  condamne avec fermeté les violations des droits humains perpétrées par le M23, soutenu par le Rwanda, qui trouble la quiétude à l’Est de la RDC avec comme conséquences fâcheuses,  beaucoup d’âmes fauchées, des femmes violées, les pillages des ressources  minières et six millions de congolais en errance. Il déplore aussi la justice à deux vitesses selon que le justiciable est du pouvoir ou de l’opposition, pauvre ou riche. Le jugement est rendu à la tête du client.

            «La magistrature étant inféodée au pouvoir exécutif, son indépendance demeure un rêve lointain» a ajouté le secrétaire général de l’ECIDE avant d’illustrer cet état de choses par la traque des opposants  comme Mokia et Chalupa d’une part par les cours et tribunaux instrumentalisés par le pouvoir en place et le laxisme appliqué envers les assassins de Chebeya et Bazana.

Il s’est insurgé contre le fait que la police nationale,  qui aurait  dû être un gage  de sécurité pour la  population, est devenue le bourreau des paisibles citoyens comme l’atteste le suicide d’un vendeur à la sauvette victime de racket  de la police le 13 septembre 2013.

Pour l’ECIDE, la capitale de la RDC ressemble à une ville sans maître où les «Kuluna» font la loi, les têtes d’érosion poussent sans arrêts, les constructions se font sans respect des normes urbanistiques, les eaux de pluie qui ne sont pas canalisées causent des dégâts et des désolations dans les familles.

Sur le plan financier, et économique, l’ECIDé fait remarquer que toutes les réformes initiées par le gouvernement se révèlent non concluantes notamment dans le secteur minier. Des contrats léonins  pullulent au point que le programme gouvernemental PEG2 est jugé moins performant d’où son arrêt par les institutions financières internationales.

Apres s’être indigné devant l’exclusion sociale dont sont victimes les agents de l’administration publique, l’ECIDE .

L’ECIDé préconise le dialogue inclusif entre Congolais pour résoudre la crise de légitimité issue de l’organisation chaotique des élections du 28 novembre 2011 pour sauver le Congo dans sa descente aux enfers.

Eric Wemba

 

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