Décentralisation : des acteurs institutionnels, des scientifiques et des leaders de la société civile ont fait un état des lieux

A l’initiative de Konrad Adenauer Stiftung, une table ronde sur la décentralisation a été organisée hier mercredi 28 mai en la salle des réunions de la Coopération allemande à Kinshasa.

Des animateurs institutionnels, des acteurs politiques, des scientifiques, ainsi que des leaders des organisations de la société civile y ont participé. Objectif : échanger sur des problèmes qui constituent des freins à la mise en place effective de la décentralisation telle que prévue par la constitution du 18 février 2006. Au total, 21 personnes parmi lesquelles 4 femmes ont pris part à ces échanges.

Il a été question pour les participants à cette table ronde de passer en revue la situation, notamment examiner des problèmes ou mieux des difficultés qui freinent la mise en place effective de la décentralisation dont le délai est largement dépassé au regard de la constitution.

A l’ouverture des travaux, le Représentant résident de Konrad Adenauer Stiftung (KAS), Steffen Krügger, a tenu à expliquer aux participants le bien-fondé de la démarche de sa structure. Celle-ci s’est engagée, depuis 2002, dans la sensibilisation sur la question de la décentralisation en République démocratique du Congo. Des publications dans les médias, des ateliers de formation et débats ont été organisés à ce sujet. A Kinshasa, par exemple, des habitants du district de la Tshangu et particulièrement ceux des communes de Maluku, Ndjili et Masina ont été conviés à ce débat grâce à Konrad Adenauer.

Tous ces débats sont suscités en vue de faire le point sur l’état d’avancement ou mieux le niveau d’exécution de la décentralisation qui marque toujours les pas.

De nombreux problèmes gangrènent la bonne marche du pays, à savoir : le clientélisme, la mégestion, la corruption, le trafic d’influence, le tribalisme, l’incapacité de certaines autorités locales, le manque de compréhension et des ressources pour opérer une réelle mutation, a souligné Steffen Krügger.

Trois exposés ont été faits en marge des travaux. Ils portaient respectivement sur « Les défis de la mise en œuvre de la décentralisation en RDC » par Crispin Makabu Mukenge, « La décentralisation en RDC : mythe ou réalité » par le professeur Philémon Mwamba, « Réalités congolaises et le financement des entités décentralisées » par Georges Ingole.

Chaque exposant a expliqué et approfondi le thème de son intervention, avant que le débat s’en suive. Comme il fallait s’y attendre, des questions et suggestions ont été formulées à l’occasion.

A la fin des échanges, les participants ont suggéré à la Fondation Konrad Adenauer de maintenir ce dialogue et de l’élargir à d’autres questions d’intérêt national.

 

Dom  

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