Débat sur le porte-parole de l’Opposition : Diomi renvoie la balle à la MP

La désignation du porte-parole de l’Opposition politique en République Démocratique du Congo n’arrête pas de soulever des vagues. La dernière réaction en date est celle du président de la Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi  Ndongala, un des fidèles alliés du président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social).

Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier mardi 12 juin 2012 à l’hôtel Cana, dans le périmètre de l’immeuble Royal, dans la commune de la Gombe,  il a fait savoir que leur plate- forme, la « Majorité Présidentielle Populaire » considère Tshisekedi comme le président élu et légitime de la République Démocratique du Congo. Par conséquent, elle n’est pas intéressée par les querelles actuelles portant sur le choix du porte-parole de l’Opposition.

Selon lui, ce poste devrait être logiquement réservé à la famille politique du Chef de l’Etat. Car, d’après plusieurs rapports des missions d’observations tant nationales et qu’internationales, la Majorité Présidentielle avait perdu les élections du 28 novembre tant au niveau de la présidentielle que des législatives nationales.
Il a appelé ses pairs de l’opposition à se concentrer sur les voies et moyens  de permettre au président Tshisekedi d’avoir l’effectivité du pouvoir en tant que président élu de la République au lieu de se laisser distraire par cette comédie de mauvais  goût  mise en place par les acteurs du hold up électoral qui dirigent le pays par défi, contre la volonté de la majorité de nos concitoyens.

 Parlant du Sommet de la Francophonie, prévu au mois d’octobre à Kinshasa, Diomi a réclamé sa délocalisation, étant donné que la RDC connait une crise de légitimité au sommet de l’Etat.

S’agissant de la situation qui prévaut à l’Est de la RDC, il a fustigé  la déstabilisation de la République Démocratique du Congo par le Rwanda, en complicité avec la communauté internationale.
Tout en déplorant la faiblesse et la passivité du pouvoir en place face au Rwanda, qui recrute les mutins pour le compte du CNDP, en vue de réaliser son plan d’annexion de la partie Est de la RDC, Diomi a exhorté les patriotes congolais à se mobiliser pour faire échec au plan de la balkanisation du Congo soutenu par Haute Finance Internationale.

L’ancien ministre des Mines sous le régime 1+4 a par ailleurs condamné la mise en circulation imminente des coupures de franc congolais  à valeur faciale élevée (1000, 5000,10.000 et 20.000  Fc)  par  le gouvernement Matata . Ce lancement de nouvelles coupures ramène le pays progressivement à l’époque des « Dona Beja » (billets de 5 millions de Zaïres) et des Mikumbusu » (billets de 1 million de Zaïres), a-t-il  souligné.

ERIC WEMBA 

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