Débat sur l’appui technique à la gestion juridique et économique

Prévus à Kinshasa, Lubumbashi et Goma et organisés par le PNUD et le Centre de commerce international (ITC) à la demande du gouvernement congolais, les ateliers de concertation sur l’appui technique à la gestion juridique et économique des ressources minières en Rd Congo ont démarré hier en ce qui concerne la capitale. C’est le directeur de cabinet adjoint du ministre des Mines, Gaby Matshafu Bin Swedi, qui a ouvert les travaux à l’hôtel Memling en présence des représentants des organisateurs.

« Il est de notoriété internationale que la Rd Congo regorge de minerais divers et riches, dont certains sont encore peu exploités, a dit Gaby Matshafu Bin Swedi. Cependant, différents goulots d’étranglement n’ont pas encore permis à notre secteur minier de contribuer à un véritable développement humain durable. L’encadrement juridique et administratif, mais également économique et financier du secteur minier doit principalement être amélioré, afin que celui-ci contribue davantage à ce développement ».
C’est pourquoi, le gouvernement congolais espère que les propositions et recommandations qui émaneront de ces ateliers permettront à la Rd Congo de tirer le meilleur parti de ses richesses minières.
Au nom du directeur pays du PNUD, Mounir Dabbabi, coordonnateur de la gouvernance économique, a souligné qu’en prenant une part active à l’organisation de ces ateliers de concertation, le PNUD répond à une demande des autorités de la Rd Congo. « Ce projet s’inscrit aussi dans le soutien du PNUD aux secteurs public et privé à travers le programme gouvernance 2008-2012, et plus particulièrement à travers sa composante gouvernance économique qui a conclu un partenariat technique avec le Centre de commerce international, agence conjointe des Nations Unies et de l’OMC, pour l’amélioration de l’environnement des affaires.
Selon son coordonnateur de la gouvernance économique, le PNUD espère que les deux journées de réflexion, 16 et 17 février 2010, resteront inscrites dans le processus d’amélioration de la gestion des ressources minières et du développement humain durable en Rd Congo, processus entamé par différents partenaires comme la Banque mondiale, DFID, GTZ.
Le modérateur de l’atelier, le canadien et conseiller juridique principal de l’ITC, Jean- François Bourque, a déclaré que l’objectif de ces ateliers était d’aboutir à des réalisations concrètes dans le secteur minier tout simplement parce que « la puissance de la pensée dépend de son efficacité pratique ». Une équipe multidisciplinaire de juristes et d’économistes internationaux et de la Rd Congo a réalisé une première mission d’écoute et de rencontres auprès de l’ensemble des acteurs des secteurs public et privé, y compris la société civile, à Kinshasa, Goma et Lubumbashi, en octobre et décembre 2009. Ces experts, sont arrivés à un certain nombre des recommandations qui seront soumises aux participants pour savoir si l’équipe multidisciplinaire est dans la bonne voie, si non rectifier le tir.
Le professeur Dorothé Sossa, doyen de la faculté de droit à l’université d’Abomey- Calavi au Bénin, a fait à la soixantaine des participants à cet atelier la synthèse des recommandations à débattre. Celles- ci se divisent en quatre points ayant chacun plusieurs axes. Les quatre sont les aspects juridique et stratégique du secteur minier en Rd Congo ; le renforcement de l’enseignement lié au secteur linier au sein des institutions nationales ; la contribution à l’acquisition par le PNUD d’une meilleure connaissance du sous- sol congolais ; enfin l’appui aux artisans et PME minières.
Le professeur Dorothé Sossa a souligné que ces recommandations préliminaires sont assorties des propositions concrètes d’action, car l’objectif du PNUD est de les mettre en pratique immédiatement et non de les verser dans un tiroir.

Jean- René Bompolonga

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