Cycle électoral 2013 -2016 : Malumalu en campagne pour la révision de l’article 197

malu-malu-chasseAprès de critiques sévères formulées contre lui par une frange de la classe politique, surtout de l’opposition, qui vient de lancer une pétition pour obtenir sa déchéance, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, l’Abbé Apollinaire Malumalu, est finalement sorti du bois.

Il a profité de l’échange citoyen entre la CENI et le forum des jeunes le samedi 22 février à la « Maison des Elections », située au bâtiment de l’ex-Kin Mazière, dans la commune de la Gombe, pour contre-attaquer.

Dans son intervention, l’abbé Malumalu a confirmé les deux  hypothèses contenues dans sa feuille de route pour le cycle électoral 2013 – 2016, qu’il avait présentée le jeudi 30 janvier à l’Assemblée Nationale.

Dans la première hypothèse, il propose l’organisation des élections provinciales et sénatoriales au suffrage universel indirect. Il a souligné que les conseillers communaux qui sortiraient des élections municipales et locales auraient les prérogatives de désigner au second degré les bourgmestres et les députés provinciaux.

            L’abbé Malumalu a fait remarquer que ce mode de scrutin aurait pour conséquence la révision de l’article 197 de la Constitution, qui prévoit l’élection de députés provinciaux au suffrage universel direct.

            On rappelle que lors du débat sur sa feuille de route à la chambre basse du Parlement,  le président de la CENI n’avait pas fait allusion à l’impératif de réviser l’article 197 pour organiser les élections provinciales au suffrage universel indirect. Aussi avait-il été pris à partie par le député de la Majorité présidentielle Christophe Lutundula, qui lui avait fait savoir qu’il existait une disposition constitutionnelle  contraignante fixant le mode d’élections des députés provinciaux.

            Revenant à la charge devant les jeunes, le prêtre catholique a précisé que la révision de l’article 197 ne violerait en rien la Constitution, d’autant plus que cette disposition constitutionnelle n’était pas verrouillée comme l’article 220 relatif au mandat présidentiel.

            Dans son argumentaire, il a fait mention de la France sous la présidence de Chirac, qui avait fait réviser la Constitution  pour passer du septennat au quinquennat.

            L’abbé Malumalu a martelé que les élections municipales et locales devraient obligatoirement avoir lieu pour permettre à la population de choisir ses dirigeants à la base, étant donné que dans le budget 2014, le gouvernement a déjà dégagé une enveloppe pour ce type de scrutins..

Pour le précité, l’élection au suffrage universel indirect ne pose aucun problème  de légitimité.

            «Le président sud-africain Jacob Zuma, élu au second degré, n’est pas moins légitime que le Congolais Joseph Kabila, choisi au suffrage universel direct », a-t-il fait remarquer, avant de démontrer que sa première hypothèse a l’avantage de boucler le cycle électoral en décembre 2016 et de régler les arriérés électoraux de 2011, notamment les élections des gouverneurs, sénateurs et députés provinciaux.

Abordant la deuxième hypothèse qui consiste à organiser les élections au suffrage universel direct, le Président de la CENI a fait savoir que dans cette éventualité, les élections des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs ne pourraient techniquement avoir lieu qu’en 2017.

            De ce fait, les députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs actuellement en fonctions joueront les prolongations jusqu’à atteindre dix ans de mandat, sans l’aval du souverain primaire.

            Dans les deux possibilités, à savoir les élections au suffrage universel direct ou indirect pour les députés provinciaux, le patron de la CENI a assuré que les élections législatives et présidentielle se tiendront dans le délai constitutionnel, en décembre 2016.

ERIC WEMBA  

One Comment

  1. Mayiba C. Kalala says:

    La solution logique et realiste consiste a demissionner tous ceux qui prolongent leur mandats illegalement, et de confier la gestion de la chose publique aux autorites administratives des provinces. Il s’agit des secretaires generaux et/ou directeurs generaux secondes par leurs collaborateurs. Apres tout ce sont eux qui maitrisent et ont l’expertise des dossiers -qu’on le veuille ou non-. La verite est limpide comme l’eau de source.
    Arretons de maquiller la verite parce que nous voulons tout a notre avantage et pas a celui du peuple qui est le depositaire de la verite democratique.

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