CSAC : le bureau de Bahala scellé

bahala_csacAprès avoir pris  le jeudi 25 septembre 2014  la grave décision de démettre  l’abbé Bahala de ses fonctions  du  président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication « CSAC »  et de le remplacer par Tito Ndombi, l’Assemblée plénière de l’organe précité  a prévu d’organiser la cérémonie de remise et reprise entre le président déchu  et son successeur hier mercredi 1er  octobre 2014 Une ambiance particulière a régné hier au CSAC où des éléments de police chargés de la protection des institutions et de hautes personnalités  se regardaient  comme  des chiens de faience avec un autre groupe des policiers provenant d’une autre unité.

 

Comme l’abbé Bahala ne s’est pas présenté au CSAC à l’heure convenue ,a-t-on entendu auprès des personnes trouvées sur les lieux , le Parquet Général a dépêché des inspecteurs de police judiciaire  faire  ce constat. Dans la foulée, l’on a vu débarquer le ministre KinKieyMulumba des PTT et le directeur de cabinet adjoint du ministre des Médias.  Les médias présents sur les lieux ont longtemps attendu que les inspecteurs fassent leur travail et que les serrures  des bureaux de Bahala et de son directeur de cabinet  soient  cassés  pour placer des scellés.

Après une attente qui  leur a paru interminable, les journalistes ont été admis à accéder à la salle des réunions . Quelques minutes plus tard, Alain Nkoyvice président du CSAC a en sa qualité d’intérimaire  a félicité le nouveau promu.

« En ce jour, où je prends les fonctions du président du CSAC, je vous adresse  tous un message de confiance », a dit d’emblée Tito Ndombi

Et d’ajouter plus loin qu’il mesure l’ampleur de la tâche qui  l’attend.

La confiance, c’est aussi l’exemplarité, a dit plus loin le nouveau président du CSAC qui a promis d’user correctement de ses prérogatives sans se substituer à l’assemblée plénière.

Il a déclaré que pendant trois ans, lui et d’autres membres  de l’Assemblée plénière ont dénoncé la manière dont travaillait le numéro un du CSAC.       Il a laissé entendre plus loin qu’avec lui, ce sera une gouvernance collégiale et une gestion transparente. Il demande par la même occasion à ses pairs de privilégier l’intérêt général et se mettre au travail.

 

Réplique de Bahala

 

Réagissant à sa manière à ce qu’il considère comme un coup de force, le président déchu s’était arrêté au niveau du rez-de- chaussé et a déclaré aux journalistes accourus qu’il est surpris par les actes posés par ses collègues. Il a indiqué qu’après avoir eu vent de ce qui allait se passer, il ;a fait appel aux éléments de la police chargés de la protection des institutions et de hautes personnalités. Il a affirmé ne pas comprendre l’attitude et la présence sur les lieux du ministre des PTT et NTIC.

« La RDC n’est pas une république bananière « ,a-t-il ajouté.

L’allégation selon laquelle on l’a appelé sans le joindre ne tient pas debout. En effet, a-t-il indiqué, on devrait lui notifier formellement une invitation pour qu’il vienne faire la remise et reprise.

La cérémonie en question ne devrait pas se faire comme cela s’est passé.

Il va saisir la justice au  cas où l’un de ses documents personnels serait détruit ou volé.  Et de conclure qu’il reste serein. Il n’a pas manqué de se demander comment un prétendu président non investi par le Chef de l’Etat allait diriger le CSAC.

Vers 16 heures,  la porte principale qui mène à la salle des réunions et aux bureaux du président déchu et de son directeur de cabinet a été scellée.

 Jean- Pierre Nkutu

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