Crise l’Est : Fayulu transforme sa «question orale» en «interpellation»

 

En application de l’article 138 de la Constitution et de l’article  183 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député Fayulu a déposé au bureau de cette institution, hier jeudi 7 juin,  sa déclaration portant interpellation du Vice- Premier ministre et ministre en charge de la Défense nationale au sujet de la situation de l’Est du pays.
Il a justifié sa démarche par le fait de n’avoir pas trouvé satisfaction à sa question orale avec débat adressée à ce membre du gouvernement en date du 18 mai 2012. Cet élu de Kinshasa a ainsi résolu de transformer celle-ci en interpellation, conformément aux textes légaux.
Au cours d’un point de presse co- animé avec ses pairs de l’Opposition, notamment  Lisanga Bonganga, Kalele, Emery Ukundji sur cette question brûlante de l’heure au siège de son parti,  dans la commune de Kasa-Vubu , le président de l’ECIDE s’est plaint du comportement du speaker de l’Assemblée nationale , Aubin Minaku, qui avait fait selon lui obstruction au débat public sur une question d’intérêt capital pour la nation tout entière, en décrétant le huis clos sur son initiative.
«Nous nous sommes abstenu de poser la question dans une séance à huis clos décrétée par le président de l’Assemblée Nationale, en violation de l’article 24 de la Constitution et de l’article 75 alinéa 2 du règlement intérieur », a-t-il martelé.
Pour le précité, Aubin Minaku a, par cette manœuvre dilatoire, empêché sciemment le peuple congolais de connaître la vérité sur le énième accord entre la RDC et le Rwanda.
Il estime que le président de l’Assemblée nationale  a, en  autorisant le Vice-Premier ministre de la Défense de répondre à sa question orale avec débat en son absence, remis en cause son engagement de faire de la chambre basse du Parlement un vrai temple de la démocratie et un haut lieu de la défense de l’intérêt général.
 
Kalele  formel : La RDC victime d’une nouvelle guerre d’agression
 
Le professeur Kalele a, dans intervention de circonstance développée au même endroit, à savoir le siège de l’Ecid, dénoncé la nouvelle guerre d’agression que vient de déclencher le Rwanda contre notre pays.  Il a fait remarquer que Kigali utilise la même stratégie depuis 1996 qui consiste à instrumentaliser une rébellion à l’Est pour concrétiser ses visées hégémonistes et annexionnistes.
Après LD Kabila, Mutebusi , Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda,   le Rwanda se sert aujourd’hui de Sultani Makenga pour exploiter les richesses de la République Démocratique du Congo de façon illicite et illégale.
Kalele a lancé un appel à l’éveil patriotique congolais pour barrer la route à cette conquête néo-coloniale  du territoire congolais  par le Rwanda et au plan de la balkanisation de notre pays soutenue par la haute finance internationale.
Après Laurent Désiré Kabila, Jules Mutebusi, Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, a-t-il noté, Kigali se sert aujourd’hui du colonel Sultani Makenga pour piller les richesses minières de la République Démocratique du Congo.
Pour l’ancien ministre des mines, les forces négatives présentes actuellement au Nord-Kivu, ne sont que des milices fabriquées par Kigali pour occuper indéfiniment lest terres congolaises très riches en matières premières.
 
Ukundji dénonce la fuite en avant de Ngoy Mulunda
 
Emery Ukundji , troisième intervenant à ce point de presse, a abordé la question relative à la publication du calendrier «  réaménagé » et relatif aux élections législatives provinciales, sénatoriales, urbaines, municipales et locales. Ce député de l’opposition considère cet acte de Ngoy Mulunda comme une provocation et une insulte au peuple congolais.
Il a invité le président de la CENI  à démissionner s’il a encore  le sens de l’honneur en tant que pasteur. L’élu de Lubefu a rappelé le dépôt de deux pétitions de la Société civile au bureau de l’Assemblée nationale réclamant le départ du bureau de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante).
Ukundji s’est dit convaincu que la publication de ce calendrier par Ngoy Mulunda 6 mois après avoir détourné les suffrages exprimés par le peuple congolais le 28 novembre 2011 n’est qu’une fuite en avant pour occulter les soupçons qui pèsent sur sa  gestion de cet organe d’appui à la démocratie.
 
ERIC WEMBA  et Jaques Kashala  (stagiaire IFASIC). 

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