Crise entre Kinshasa et Brazzaville : le silence de la CEEAC et de l’UA inquiète le « Repongac »

beachDepuis le 04 avril 2014, date de l’expulsion du tout premier contingent des ressortissants de la République Démocratique du Congo du Congo/Brazzaville, dans les conditions que l’on sait, la tension est loin de baisser entre les deux pays. En dépit des « aller » et « retour » des délégations officielles entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, aucun résultat palpable n’est enregistré dans le sens de l’apaisement.

Modeste Gonda, président du Repongac note avec regret que la situation semble évoluer de mal en pis.

Le Réseau des Plates-Formes des Ong de l’Afrique Centrale (Repongac), qui suit de fort près l’escalade entre Kinshasa et Brazzaville, est très inquiet, surtout à la lumière du silence de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale) et de l’UA (Union Africaine). Car, pendant que le climat de gâte entre Congolais des deux rives, il existe des textes de ces deux institutions prônant l’intégration politique, économique et culturelle en Afrique centrale, notamment par la libre circulation des personnes et de leurs biens à travers cet espace géographique. En plus, tous les instruments internationaux de droit préconisent le respect de la dignité humaine en matière de reconduction des « sans-papiers » ou immigrants illégaux aux frontières.

Le Repongac estime que le CEEAC et l’UA devraient s’impliquer efficacement et sans délai dans la résolution de la crise qui persiste entre Kinshasa et Brazzaville, en initiant notamment une rencontre au sommet entre le président Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville et son homologue Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo. Ce réseau d’Ong de promotion de la paix et d’amitié entre les peuples d’Afrique Centrale est d’avis qu’un dialogue entre les deux personnalités serait l’élément catalyseur du dégel de la tension perceptible sur les deux rives du fleuve Congo.

Le Repongac constate qu’au lieu de cheminer dans la voie de l’apaisement, les autorités du Congo/ Kinshasa et du Congo/Brazzaville viennent d’élever de plusieurs centimètre le mur de la division entre leurs peuples, en obligeant les uns et les autres à se munir d’un passeport et d’un visa pour la traversée du fleuve Congo. Aussi en appelle-t-il au respect, par les deux Etats, des Conventions et textes qu’ils ont librement signés en vue de promouvoir, la fraternité et l’amitié entre leurs citoyens respectifs. Le vœu de ce consortium d’Ong est que Kinshasa et de Brazzaville reconsidèrent leurs positions initiales, de manière à rétablir le climat de bon voisinage qui caractérise leurs relations, depuis plusieurs décennies.       Kimp

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