Crimes contre l’humanité en RDC : les « Chambres mixtes » de plus en plus envisagées

Special Representative of the Secretary-Martin Köbler, représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RD Congo, a appuyé, hier mercredi 4 juin 2014, l’idée développée par les Envoyés spéciaux de la Communauté internationale dans la région des Grands Lacs, de mettre sur pied des chambres mixtes pour examiner les crimes perpétrés dans notre pays. Ces chambres mixtes pourraient obtenir la coopération de la communauté internationale dans l’objectif de renforcer leurs capacités pour lutter contre l’impunité, en jugeant les responsables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Ces chambres mixtes spécialisées seront composées des magistrats congolais et des pays voisins et pourront obtenir la coopération de la communauté internationale, dans l’objectif de renforcer leurs capacités pour lutter contre l’impunité, juger les « grands chefs » des groupes armés et procéder à l’arrestation des fugitifs.

Il y a 2 mois à Kinshasa, une centaine d’organisations des droits de l’homme, ont plaidé pour l’adoption d’une loi créant les chambres spécialisées mixtes au sein du système judiciaire congolais. Elles ont fait leur appel dans une déclaration commune, intitulée: «RD Congo: La justice ne peut plus attendre». Ces ONG des droits de l’homme appelaient également au vote d’une loi visant à incorporer le statut de la Cour pénale internationale (CPI) dans le droit congolais.

A les en croire, la mise en place de Chambres spécialisées mixtes et l’adoption de la loi de mise en œuvre du statut de la CPI renforceraient la capacité des tribunaux nationaux à finalement traduire en justice les responsables des indicibles atrocités commises en République Démocratique du Congo.

On pense que grâce à ces chambres spécialisées mixtes au sein du système judiciaire congolais, les Congolais vont travailler avec des étrangers qui traiteront de crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide commis en RDC depuis deux décennies. Cependant, pour y arriver, il faut que le gouvernement  élabore et adopte au conseil des ministres un projet de loi pour que celui-ci soit transmis au Parlement pour approbation.

            Notons que dans son rapport «mondial 2014 » publié en janvier dernier, Human Rights Watch affirmait que la majorité des atteintes aux droits humains perpétrées en RDC restent impunies.

Junior Twendele, Christian Nkaziangani &

Joseph Ngongo (stagiaires UNIKIN)

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