Crépitement d’armes à Mont Ngafula : les bandits attaquent à 7 heures 30 du matin

Après la vague de braquages observés le mois dernier dans la ville de Kinshasa et qui visaient principalement les changeurs de monnaie et quelques boutiques, les bandits à mains armés ont relancé leurs activités criminelles en opérant, cette fois, en plein jour.

         Mardi 23 septembre 2014. Il est environ 7 heures 30’ du matin lorsque le ciel s’écroule sur le Shop Univers com situé  au croisement  des avenues  By Pass et la route de Matadi au deuxième triangle, non loin  de l’entrée principale de la cité Mama Mobutu,  dans la commune de Mont Ngafula.

         Ce Shop est à la fois un bureau de change et  une maison de vente de cartes de communications prépayées. Il sert aussi de point de distribution pour tous les petits vendeurs en même temps qu’il est un point d’épargne pour les recettes de ventes journalières. Il  appartiendrait à M. Richard Liyolo.

         La scène se passe de tout commentaire et inquiète par la facilité déconcertante avec laquelle les hors-la-loi ont opéré au nez et à la barbe de tous.

Selon les témoins oculaires, Univers Com a été attaqué par trois hommes armés et à visages découverts autour de 7 h30 qui l’ont dévalisé, après avoir tiré plusieurs coups de feu en l’air, avant que les membres du commando ne montent à bord d’une jeep en stationnement qui a démarré sur les chapeaux de roues en direction de l’Upn sur la route de Matadi.

         Pour quiconque connait l’affluence à cet endroit le matin, c’est un miracle que l’on ne puisse pas déplorer des pertes en vies humaines. Une heure de pointe où la plupart des gens : fonctionnaires, écoliers, commerçants, passants, se débattent pour trouver un transport à cet arrêt pouvant le conduire à l’Upn ou au Centre-ville.

         C’est comme si le gang guettait déjà depuis un moment l’arrivée du convoi qui allait déposer la marchandise pour passer à l’acte. Car, les témoins rapportent que Univers com a été attaqué juste un quart d’heure après la réception du  lot de cartes et des fonds par la gérante à qui l’enfer venait d’ouvrir ses portes. Ce fut d’abord un coup de semonce. Voyant surgir des hommes armés qui en voulaient certainement à son intégrité physique, la jeune dame a lâché la valise contenant la marchandise et les fonds. Le butin empoché, les malfrats ont fui vers leur véhicule dont le moteur était en marche. Dans la précipitation pour  monter dans  la jeep en stationnement, l’un des bandits a trébuché et est allé finir sa course dans le caniveau en construction à cet endroit.

         Et c’est en ce moment-là  que pris de panique, les autres membres de la bande  ont commencé à tirer plusieurs salves en l’air pour dissuader tout celui qui serait tenté d’intervenir.

         En deux temps, trois mouvements, les bandits ont  réussi à sauver celui qui avait chuté et ils ont démarré en trombe vers l’Upn. Une fois à l’arrêt Libulu, au quartier Cité verte, ils ont pour la dernière fois tiré en l’air, sans doute pour  se dégager le passage à cette heure de pointe.

Comme on peut bien s’en rendre compte, à part le retour en force des Kuluna qui ont repris du service après l’arrêt de l’opération Likofi, les bandits à main armée agissent aussi sans se soucier des services spécialisés.

                            VAN

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