Corruption présumée des députés : les « FAC » demandent au PGR de se saisir du dossier

  L’affaire de la motion Kambinga contre le ministre des Mines  à
l’Assemblée Nationale continue de défrayer la chronique. Des députés
réunis au sein de la plateforme dénommée «Forces Acquises au
Changement (FAC)» ont, dans une déclaration faite à la presse hier
jeudi 13 juin 2013, invité urgemment  le Procureur général République
à ouvrir « une information judiciaire pour traquer les présumés
corrupteurs et corrompu tapis au sein de l’Assemblée Nationale ».
Selon les FAC, «…le président de l’Assemblée Nationale pourrait être
attendu comme renseignant ». Fayulu, Mayamba, Puela, Monizi – tous
signataires de ladite déclaration, ont martelé que « ces pratiques
viennent  confirmer, si besoin en était, le peu du sens de l’honneur
et de crédibilité de beaucoup de personnes qui siègent à l’Assemblée
Nationale grâce à la magie électorale du 28 novembre, œuvre historique
du prestidigitateur Ngoy Mulunda ».
A la lumière des informations sur le monnayage des pétitions, motions
et interpellations, les députés membres des « FAC »  ont fustigé « le
rétropédalage des présidents des groupes parlementaires et des députés
qui ont retiré la pétition sans au préalable requérir l’avis de tous
les signataires ».
Ils considèrent cet acte comme « un outrage et un mépris pour le
peuple congolais, car certains députés dits de l’opposition ont
carrément démissionné de leur responsabilité ».
Ils ont condamnés avec la dernière énergie « les pratiques
déshonorantes qui ont élu domicile à l’Assemblée Nationale ».
Et de stigmatiser le fait qu’« au moment où des et fils de notre pays
meurent chaque jour du fait de la guerre, des violences diverses ou de
la pauvreté extrême dans laquelle ils sont plongés, il est pénible de
constater que ceux qui se disent élus du peuple transforment, sans
scrupule, l’Assemblée Nationale en un temple de la corruption et
d’enrichissement illicite ».
Somme toute, les députés sociétaires des « FAC » ont appelé le peuple
congolais  à la mobilisation pour « arracher le dialogue national
afin, entre autre, de vider la problématique de crise de légitimité ».
ERIC WEMBA

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