Coopération UE-RDC : négociations pour lutter contre le commerce illégal du bois

 La première session des négociations de l’Accord de Partenariat Volontaire  entre l’Union Européenne (U.E.) et la République Démocratique du Congo (RDC) a été ouverte le 15 février 2011 par José Endundu Bononge, ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (ECNT). Ces négociations visent harmoniser les efforts de deux parties pour la lutte contre l’exploitation  et le commerce illégal du bois congolais dans le cadre du ‘Plan d’action européen FLEGT’. Cette ouverte a eu pour cadre l’hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe. Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l’ECNT a souhaité la bienvenue à Philip Mikos, chef de la délégation de l’UE et à toute la délégation qui l’accompagnait. Il a rappelé que la rencontre du jour était une suite logique de celle du 21 octobre 2010, à Bruxelles où il avait signé la Déclaration commune engageant le gouvernement de la Rd Congo dans les présentes négociations. En outre, il a signalé que les réformes entreprises dans le sens d’une meilleure gouvernance forestière ont continué de progresser à grands pas et d’importantes mesures sont prises.

 

          Le ministre a souligné les progrès accomplis en la matière depuis la promulgation du Code forestier en 2002 et les plus remarquables de ces mesures  se résument en cinq points, à savoir, le classement de 11% du territoire national en aires protégées ; la Revue légale des anciens titres forestiers ; la mise en place d’une arsenal juridique plus performant ; la réforme de l’administration et le renforcement des capacités des agents et cadres et, enfin, la mise en place d’un contrôle efficace et multiforme. Concernant ce dernier point, le ministre affirme avoir déjà lancé plusieurs programmes d’activités , notamment l’élaboration de principes, critères et indicateurs (PCI) de légalité des bois dans le cadre du processus FLEHT ; la mise en place d’outils de suivi de la gestion durable des forêts pour la collecte, la production ; la mise à jour des données cartographiques et statistiques des ressources forestières et la publication récente d’un atlas forestier interactif de la RDC.

Bonne gouvernance forestière : maître mot pour convaincre les partenaires et bailleurs de fonds

          Enfin, le ministère de l’ECNT va très prochainement organiser une table ronde des bailleurs pour l’aider à combattre la forte augmentation des exportations de bois illicites à  l’Est du pays.  Aussi il devient nécessaire de déployer le dispositif de contrôle plus tôt que prévu et même de le renforcer à cause de l’ampleur des quantités de bois concernées. Le ministre espère que l’énoncé de toutes ces mesures aura convaincu les bailleurs de fonds de la détermination du gouvernement congolais à œuvrer dans  l’amélioration de sa gouvernance forestière.
          Auparavant, Philip Mikos a affirmé que la protection de l’environnement est une priorité pour l’UE. Pour cela, il a dit son plaisir d’assister au démarrage des négociations tant attendues et qui sont la  suite logique de la rencontre politique tenue à Bruxelles au mois d’octobre 2010, sanctionnée par une déclaration lançant les négociations en vue de la conclusion d’un accord de partenariat volontaire  concernant l’exportation légale de bois congolais  vers l’UE. Il a souligné aussi qu’à cette occasion, le Commissaire européen au développement, Andris Piebalgs, avait  déclaré que « la décision de la RDC de s’engager à lutter contre l’exploitation illégale des forêts est une bonne nouvelle tant pour ce payss que pour l’UE. Elle aidera le secteur forestier de la Rdc à se développer d’une manière durable et à créer de l’emploi. ».

SAKAZ

 

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