Coopération énergétique dans les Grands Lacs : RDC, Rwanda et Burundi main dans la main

On en sait un peu plus sur la rencontre qui a réuni le 27 janvier à Kinshasa les représentants  des sociétés d’électricité de la RDC, du Rwanda et du Burundi. C’est l’ADGA de la Snel, Bernadette Tokwaulu qui s’est chargée d’éclairer la lanterne des médias le jeudi 3 février au siège de la SNEL à Gombe.

La rencontre de Kinshasa entre dans le cadre de la redynamisation des activités de la Société Internationale d’Electricité des Pays des Grands Lacs « SINELAC ». Cette structure régionale est une institution spécialisée de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs « CEPGL ».

Si le numéro un de la SINELAC est un Rwandais, l’ADF est un Congolais et le poste de l’ADT est occupé par un Burundais.. Ont pris part à cette séance de travail : le numéro un de la SINELAC, le rwandais Jean Claude Mvuyikongo, Bernadette Tokwaulu, ADGA de la Snel, ses collègues de la société rwandaise et burundaise d’électricité, à savoir, Yves Muyange et Célestin Nduwamungu.

Les travaux ont tourné autour des mesures à mettre en place pour faire face aux dysfonctionnements pouvant surgir sur l’un des réseaux interconnectés et qui se répercuteraient directement sur les réseaux des deux autres pays.

Mais aussi sur la nécessité qu’il y a pour les trois pays d’apurer leurs arriérés vis-à-vis de la SINELAC pour assurer un meilleur fonctionnement de cette institution et garantir par la même occasion la réhabilitation de la centrale de Ruzizi II.

En ce qui concerne le premier point, Tokwaulu et ses hôtes se sont convenus de tenir compte des recommandations des experts en matière de protection d’énergie et de respect des consignes d’exploitation.

Hormis ces deux sujets, les responsables des sociétés d’électricité du Rwanda, du Burundi et de la RDC sont revenus sur l’état de la centrale de Ruzizi II dont les 3 groupes mis en service, il y a de cela, plusieurs années, nécessitent une sérieuse cure de jouvence.

Entre-temps, le Rwanda et la RDC projettent d’implanter une centrale de gaz méthane de 200 MW dont 100 MW par pays. Un comité de pilotage vient d’être mis en place, dont les membres viennent d’être désignés par les ministres de l’Energie des deux pays.

Outil d’intégration régionale

Le SINELAC, société gestionnaire de la centrale de Ruzizi II, est un outil important d’intégration économique entre les 3 pays de la région des Grands Lacs. Le Chef de l’Etat congolais attache une grande importance à cette coopération énergétique. L’énergie étant un secteur vital, dirigeants et citoyens des pays des Grands Lacs ne peuvent pas parler d’intégration sans avoir au préalable harmonisé leurs vues sur le secteur énergétique.

Il est même intéressant de noter qu’en dépit des soubresauts qui .agitent souvent les Grands Lacs ces dernières décennies, la coopération énergétique n’a jamais souffert de cela.

Et comme pour faire taire les extrémistes de tous bords qui attisent souvent le feu, dans la sous région, le Rwanda , le Burundi et la RDC envisagent la construction commune de la centrale de Ruzizi III de 145 MW et l’implantation des réseaux associés dont les études de faisabilité sont terminées.

Coût du projet : 450 millions des dollars américains.

La prochaine étape est celle de l’organisation d’une table ronde des bailleurs des fonds pour débattre des moyens de mobiliser les fonds

Jean- Pierre Nkutu.

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