controverse autour du PPTE

Le cabinet Muzito lève l’équivoque

 Apropos des chiffres qui prêtent confusion autour de l’allègement de la dette extérieure de la République démocratique du Congo, après l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE (pays pauvres très endettés), la Primature a tenu à éclairer l’opinion.

 C’est par la bouche du Directeur de cabinet adjoint chargé du suivi de l’exécution du programme gouvernemental que le cabinet du Premier ministre Muzito a apporté des précisions sur les chiffres.
 Jean-Claude Nachega a d’abord annoncé que la Rdc a bénéficié d’allègements significatifs à la fois du stock et du service de sa dette publique extérieure.
Avant d’annoncer que le stock de ladite dette, estimé à 13,704.9 milliards de dollars représentant 125% du PIB fin décembre 2009, est ramené à ce jour à 2,931 milliards de dollars. Ce qui représente 24% du PIB d’ici la fin de l’année en cours.

 L’allègement de ce stock relatif à l’atteinte du point d’achèvement est de 10,774 milliards de dollars, soit environ 80%.
 Cette somme annulée (10,774 dollars), est répartie comme suit : FMI : 491 millions $, Banque mondiale : 1,832 millions $, bailleurs bilatéraux membres du Club de Paris (USA, France, Belgique, Grande-Bretagne, Canada…) : 7,4 milliards $. Le reste provient de la part des créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris (Serbie et Monténégro, Koweït, Taiwan, Arabie Saoudite, etc.) ainsi que des commerciaux dont le Club de Londres.
 Par ailleurs, l’allègement total au fil des ans du stock nominal de la dette, plus intérêts, s’élève à 12,3 milliards de dollars $ qui se répartissent de la manière ci-après : 11,1 milliards $ au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés, et 1,2 milliards $ au titre de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM).
 Pour le Dircaba d’Adolphe Muzito, les faveurs accordées à la Rdc relèvent du plus grand allègement de dette dont aucun autre pays n’ait jusqu’ici bénéficié dans le cadre de deux initiatives précitées. A savoir : l’initiative PPTE et l’IADM. 

De gros avantages
 Grâce à l’atteinte du point d’achèvement, la République démocratique du Congo bénéficie désormais d’un certain nombre d’avantages en vue de l’apurement complet de sa dette extérieure.
 A titre d’exemple, en 2011 : le pays devrait débourser 613 millions de dollars $ pour le paiement de la dette. Mais grâce à l’allègement, il ne versera que 83 millions $ ; 2012 : on déboursera seulement 94 millions $ au lieu de 574 millions $ ; 2013 : quelque 107 millions $ au lieu de 627 millions qu’on devait initialement. Et pour absorber toute la dette, il fallait aller jusqu’en 2040.
 En outre, Jean-Claude Nachega a fait savoir que l’allègement de la dette tient compte de l’économie du pays, notamment du volume d’exportation des biens et services.
 Or, la Rdc dispose à ce titre d’une faible pression fiscale par rapport à d’autres pays comparables d’Afrique que et d’ailleurs. Son PIB est largement sous-estimé, a-t-il déclaré.
 Aux préoccupations de la presse portant notamment sur le montant du prêt initial contracté par le pays et son rythme d’échelonnement, combien a-t-on payé avant l’atteinte et à quel rythme on payera désormais après l’atteinte, l’interlocuteur nous a renvoyés à la Direction générale de gestion de la dette publique extérieure pour des réponses appropriées, chiffrées.
 Idem en ce qui concerne l’augmentation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. Ici, le Dircaba a prié les journalistes de s’adresser au ministre des Finances pour fin utile.
 Ce avant de préciser « on ne saura pas augmenter des salaires si on n’augmente pas les recettes budgétaires ».

Dom
      

 

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