Controverse autour de l’état civil de Bob Mundabi

 
Jean-Pierre Mundambi a accusé sa belle soeur Brigitte Mbwese au Tribunal de Grande Instance de la Gombe pour faux en écriture et usage de faux. Cette affaire a été instruite hier mardi O1 février 2011, dans la chambre III, par le juge Otshudi (président) et les juges Dimbi et Lumbu, assistés de Malako (greffier). Elle a été renvoyée au 10 février 2011, pour la comparution volontaire des témoins.

La prévenue Mbwese est traînée en justice selon les conseils de la partie civile, pour avoir fait confectionner frauduleusement les actes de mariage civil qui attestent de la légitimité de son union avec le feu Bob Mundabi, en vue d’obtenir le statut de liquidatrice. D’après ces avocats, le défunt frère de leur client nommé Jean-Pierre Mundabi, n’a jamais eu pour femme légitime la prévenue. Son état civil était inconnu. D’où tous ces actes qui ont été brandis par la partie citée sont faux et ne contiennent pas les signatures du défunt, ni des témoins du mariage civil, ont indiqué ces conseils. Les mêmes ont ajouté qu’il y a eu altération de la vérité sur le plan matériel et moral, dans la mesure où aucun acte ne confirme la légalité du mariage. C’était tout simplement une relation de concubinage. En fin, ils ont demandé au Tribunal d’ordonner l’audition de la bourgmestre qui avait légalisé cette union.

La partie défenderesse à son tour a soutenu qu’elle était légalement mariée à feu Bob Mundabi depuis 1987, après avoir cohabité avec lui pendant une année. C’est à Kikwit, dans la commune de Nzinda, que cette union avait été légalisée par la bourgmestre Françoise Munalungu. Et le mariage religieux  avait été consacré par le cardinal Etsou, à l’église Sacré-Cœur de la Gombe en 2000. C’est après sa mort que tout a commencé à tourner contre elle, a affirmé la partie citée.

En réplique, le citant a martelé que le Tribunal ne peut pas faire foi aux photos exhibées par la partie défenderesse parce qu’on est dans un pays laïc, où les images peuvent être transposées à partir de l’ordinateur.
Le Tribunal a décidé de faire venir Mme la bourgmestre et le citant lui-même pour l’éclairer, et a renvoyé la cause au 10 février 2011.

Muriel Kadima

 

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