Contrat de concession de la Regideso : les experts ont fini le travail de toilettage

Siège de la Regideso à KinshasaRéunis du 24 au 25 février 2014 au centre d’événements Roméo Golf, les experts qui s’étaient donné rendez-vous pour passer au peigne fin la mouture du texte de contrat de concession qui lie l’Etat congolais à la Regideso, ont déclaré avoir terminé le travail de toilettage. Le texte revisité ou la mouture finale viennent d’élaborer, sera envoyé au gouvernement pour utilisation appropriée.

A l’issue des travaux de l’atelier qui a duré deux jours, le Coordonnateur de la cellule d’exécution du projet d’alimentation d’eau en milieu urbain, Jean Louis Bongungu, a tenu à éclaircir à l’intention de l’opinion la philosophie du travail des experts.

D’abord, il a précisé que l’atelier que le Copirep (Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat) venait d’organiser était celui de validation du projet de contrat de concession de l’ex-entreprise publique Regideso, devenue depuis décembre 2010 société commerciale, au terme du décret portant transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales.

Ledit contrat lie deux parties, à savoir : la partie concédante (l’Etat congolais) et la partie concessionnaire (la Regideso). Il résulte de l’initiative propre du gouvernement relative à la réforme du secteur de l’eau. Ce qui entraine, ipso facto, celle de la Regideso en tant que service public auquel l’Etat a confié la gestion de l’eau destinée à la consommation humaine.

            A propos de la transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales, J.L. Bongungu a rappelé que l’objectif visé par le gouvernement était la performance. Et pour cela, les entreprises transformées devraient devenir plus compétitives.

            Ainsi pour remplir sa mission, la Regideso était dans la nécessité d’obtenir de l’Etat la délégation de service devant lui conférer le pouvoir de mettre en place un programme susceptible de lui permettre de réaliser la performance exigée. Voilà la raison de l’élaboration du présent projet de contrat de concession en discussion.

            Par la même réforme, a-t-il poursuivi, le gouvernement envisage de doubler le taux de desserte en eau potable qui s’élève actuellement entre 28 et 29% en milieu urbain, et à 16% en milieu rural.

Par ailleurs, trois villes du pays sont retenues pour bénéficier dans un premier temps du programme de renforcement des capacités de desserte en milieu urbain, financé par la Banque mondiale. Il s’agit de Kinshasa, Lubumbashi et Matadi.

            A son tour, Daniel Tapin, expert recruté par le gouvernement sur appel d’offre, a aussi tenté d’expliquer la philosophie de la réforme initiée par l’Etat congolais dans le secteur de l’eau. Celle-ci vise notamment l’amélioration de la qualité de l’eau et le renforcement des capacités de desserte.

            C’est pourquoi, il fallait que l’entreprise obtienne de l’Etat concédant le pouvoir d’élaborer un programme à même de lui permettre de réaliser les objectifs assignés.

            Il faut noter que ces experts se comptent parmi les cadres de la Regideso, des personnalités étrangères recrutées par le gouvernement afin d’apporter leur expérience, ainsi que des cadres du Copirep en sa qualité de service public auquel l’Etat a conféré la mission de piloter le processus de transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales.

            Concernant la loi portant Code de l’eau qui n’est pas encore examinée et adoptée au parlement, les experts sont convaincus que ce texte ne viendra pas tout chambouler. Parce que le contrat a été élaboré sur base des dispositions constitutionnelles.        Dom 

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