Constitution : l’appel du Renadhoc à Kabila

 

Des réactions n’ont pas encore cessé de tomber face à la révision de la constitution, que les députés et sénateurs de la majorité ont endossé au congrès organisé du 14 au 15 janvier courant. La dernière en date est celle du Renadhoc (Réseau national des ongs des droits de l’homme de la République démocratique du Congo).

 

C’est au cours d’un point de presse animé par son Secrétaire exécutif national, Fernadez Murhola, hier jeudi 20 janvier au siège social de l’organisation sis dans la commune de Barumbu, que ce regroupement des ongs des droits humains a réagi à l’initiative parlementaire.

Sa réaction est, sans ambages, négative. Le Renadhoc s’oppose à la révision de la constitution.

Il motive sa position par la crainte de voir la cohésion nationale mise en péril par un mode de scrutin porteur des germes de conflit.

Pour ce faire, le Renadhoc reste convaincu que «le processus électoral, la composition du bureau de la CENI, la loi électorale, le mode du scrutin doivent en tout temps et en toutes circonstances privilégier la cohésion nationale, la paix, le consensus entre acteurs politiques en présence, condition impérative pour éviter les conflits électoraux et post-électoraux ».

Ainsi, le Renadhoc désapprouve tout projet de révision constitutionnelle parce qu’il risque de doter le pays de deux constitutions à la fois et le plonger dans la jungle juridique et autres crises de légitimité post électorale.

Pour cela, il invite le chef de l’Etat à surseoir à la promulgation des modifications apportées à la constitution par les députés et sénateurs.

Il déplore, par ailleurs, toutes les violences préélectorales qu’on observe actuellement contre les acteurs politiques.

Le Renadhoc condamne aussi le récent massacre des étudiants de l’Université de Kinshasa et exige que les auteurs répondent rapidement de leurs actes devant la justice.

Tout en saluant la désignation d’une actrice de la société civile en la personne de Elise Muhimuzi au bureau de la Ceni (Commission nationale électorale indépendante), Fernadez Murhola pense que cela ne garantit pas l’indépendance de la Ceni qui reste visiblement l’otage des politiciens.

Enfin, le Renadhoc demande à la Monusco de mettre sur pied des mécanismes de protection des acteurs principaux du processus électoral en vue de promouvoir des élections générales pluralistes, justes et transparentes en République Démocratique du Congo.

« Tout recul démocratique par rapport aux élections générales de 2006 n’est pas admissible », prévient-il.

 

Dominique Mukenza

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