Congrès de l’UNC : Kamerhe : «les promesses de 2006 étaient mensongères»

 «Aujourd’hui, les dirigeants congolais se portent mieux qu’il ya  quinze ans» !
En prévision des élections qui pointent à l’horizon, l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) a ouvert son 1er Congrès hier jeudi 28 juillet, au complexe commercial GB.
C’est son président national, Vital Kamerhe, qui a procédé à l’ouverture des travaux du congrès, en présence de nombreux invités dont des chefs ou délégués des partis de l’opposition et des diplomates. Le discours de Vital Kamerhe était subdivisé en quatre parties, à savoir : le bilan négatif de l’Exécutif national, la vision du parti pour la gestion du pays, l’UNC et le processus électoral, orientations ou perspectives d’avenir.

Des promesses mensongères à la population

Abordant le premier relatif au bilan de la mandature issue des élections générales de 2006, particulièrement de la présidentielle, Vital Kamerhe n’a pas porté des gants pour critiquer la gestion calamiteuse des affaires publiques par les dirigeants en place.
Les promesses de 2006 n’ont pas été tenues. Notamment la distribution de l’électricité et de l’eau potable à travers le territoire national, la gratuité de l’enseignement primaire, l’amélioration du social de la population, la réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, l’amélioration des conditions salariales et de travail des agents et fonctionnaires de l’Etat…Bref, rien n’a été réalisé. Donc, conclut l’orateur : « les promesses de 2006 étaient mensongères ».

Sur la même lancée, le président national de l’Unc a stigmatisé le détournement des fonds destinés aux travaux d’intérêt commun ou leur surfacturation par ceux à qui on confie la charge d’exécution, la corruption, l’impunité, etc.

A titre illustratif, V. Kamerhe a démontré comment des fonds sont dilapidés par ceux qui sont aux affaires. C’est le cas de la construction du boulevard Triomphal, long de 1,5km, où 29 millions de dollars ont été engloutis, de l’éclairage public du boulevard du 30 juin avec 6 millions de dollars, de l’hôpital du cinquantenaire avec 92 millions USD, tout comme de la modernisation de l’aéroport de Ndjili avec plus de 42 millions USD. Dans ce dernier cas, il s’est posé la question de savoir si la priorité était la construction du salon présidentiel pour qu’on commence par là avec tout ce qu’on a connu comme mauvaise utilisation des fonds y alloués.

« Au lieu de dire que le Congo se porte mieux qu’il y a quinze ans, il fallait plutôt dire que les dirigeants se portent mieux qu’il y a quinze ans».
A ce sujet, l’orateur s’est livré à quelques comparaisons notamment  la vie des professeurs d’université, les prix des principales denrées alimentaires, les conditions de transport urbain… pour tirer la sonnette d’alarme sur la mauvaise gouvernance des dirigeants issus des élections de 2006.
«L’intégration de l’armée nationale et de la police s’est transformée en une simple juxtaposition des forces issues des groupes armés et milices sans esprit de corps». « Nos ambassades doivent cesser d’être des garages des politiciens dont on veut se débarrasser», a martelé Vital Kamerhe à l’endroit de l’exécutif national.

Modèle brésilien

Quant à la vision de la gestion du pays, le président de l’Unc rêve du modèle brésiline pour le Congo. Ainsi, selon lui, la Rdc est appelée à devenir comme la République sud-africaine pour l’Afrique australe, le Nigéria pour l’Afrique occidentale, etc.
Touchant le point lié aux irrégularités enregistrées dans les opérations de révision du fichier électoral, Kamerhe ne comprend pas comment le corps électoral dans certaines provinces, est égal à la population totale !
C’est le cas d’une province, dont il s’est réservé de citer le nom, présentée comme ayant une population totale de 6 millions d’habitants avec 4.800.000 électeurs !

Pour ses ambitions politiques, il s’en remet à la sanction du Congrès. Concernant la candidature commune de l’opposition, il s’est dit flexible aux négociations pour y parvenir. Toutefois, il a proposé le chemin à suivre : d’abord le consensus, un programme commun, puis le choix du candidat.

Dom

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