Congolais refoulés de Brazza : les députés fustigent les faiblesses de la RDC

parlementLes faiblesses du gouvernement de la République Démocratique du Congo de protéger sa diaspora ont été étalées au grand jour à la plénière hier mercredi 10 avril 2014 à l’Assemblée nationale consacrée à la question d’actualité adressée au ministre des Affaires Etrangères par le député Patrick Muyaya Katembwe, portant sur la Vague d’expulsion sans précédent de nos compatriotes par les autorités de la République Du Congo.

Le député du PALU voulait savoir si le ministre était au courant de la volonté des autorités brazzavilloises  de procéder à cette opération d’expulsion.

Muyaya a demandé également au chef  de la diplomatie congolaise d’éclairer sa religion ainsi que celle de la représentation nationale sur les effectifs réels des expulsés dont certains ont fait l’objet des violences et de traitements inhumains de la part des autorités brazzavilloises.

Quelles sont disposition qui ont été prises par le gouvernement pour assurer l’accueil des Congolais expulsés, a martelé l’élu de Kinshasa, avant d’interroger le ce membre du gouvernement sur le mécanisme préconisé pour réduire ces expulsions qui tendent à devenir une habitude chez les des voisins de la RDC.

Dans sa réplique, le vice – ministre des Affaires Etrangères, Célestin Tunda Kasende,  qui représentait son titulaire empêché, a reconnu que l’ambassadeur de la RDC au Congo/Brazza n’a  pas été saisi officiellement par les autorités brazzavilloise de l’expulsion des ces compatriotes.

         Il a souligné que l’ambassadeur de la RDC a été informé par les Congolais victimes de cette expulsion qui ont trouvé refuge à l’ambassade.

         Le vice- ministre Tunda a précisé que l’ambassadeur de la RDC, Christophe Muzungu, a adressé une lettre de protestation au gouvernement de la République du Congo à la date du 5 avril 2014.

Toutefois, ce membre du gouvernement a précisé qu’il a conduit une délégation du gouvernement de la RDC au Congo/ Brazza pour s’entretenir avec les officiels de la République du Congo.

Le vice-ministre des affaires Etrangères a fait savoir  qu’au cours d’une réunion entre les officiels des deux pays, le ministre de l’Intérieur du Congo Brazza  a condamné les dérapages des policiers de la République du Congo dans l’opération dénommée « Mbata ya Bakolo » consistant à assainir certains quartiers de la capitale contre la criminalité.

Il a fait savoir qu’il a promis de sanctionner sévèrement et de traduire en justice les policiers qui se sont livrés aux actes de brimade  sur les Congolais de la RDC.

Concernant les disposions prises pour assurer l’accueil des victimes de cette expulsion, le ministre Tunda a rassuré que le ministre de la Santé avait ordonné leur prise en charge à l’hôpital de référence de Kinshasa.

Après l’exposé du ministre, les députés  qui sont intervenus pendant le débat n’ont pas été cléments  à l’endroit du gouvernement.

Jean Claude Vuemba n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour exiger la démission du gouvernement qui a failli dans la protection de sa population vivant à l’étranger.

Pour l’élu de Kasangulu, cette énième humiliation subie par les Congolais dans un pays voisin est la preuve de la faiblesse de l’Etat congolais et de son gouvernement.

Lokondo a fait remarquer que la réciprocité devait être appliquée dans le cas présent pour répondre à cette dérive du gouvernement de l’autre côté du fleuve Congo.

Eve Bazaiba a fait état des morts des congolais de la RDC causés par cette expulsion, en rappelant que les autorités brazzavilloises ne sont pas à leur forfait dans ces genres d’opération.

Franc Diongo et Clément Kanku ont dénoncé les propos tenus par un officier de la République du Congo, le Colonel Ndenge ordonnant la chasse aux Congolais de la RDC.

Franc Diongo a même déclaré détenir la DVD de cette déclaration du colonel Ndenge.

Le député Mpeti  s’est interrogé sur le fait que le ministre de la Santé a ordonné le transfèrement des victimes à l’hôpital de Kinshasa mal équipé en lieu et place de l’hôpital du Cinquantenaire, présenté comme le fruit de la révolution de la modernité

ERIC WEMBA et

Philipe Vumpi

(stagiaire UPN)        

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