Congo Loisirs victime d’un déguerpissement forcé

Le site de la société de divertissements  pour enfants, Congo-Loisirs, situé  sur l’avenue ex-24 novembre dans la commune de Gombe, dans la concession appartenant  à la congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes a été déguerpi sans ménagement,  jeudi 5 janvier dernier par des éléments de la Police nationale. Ce,  à l’insu de son  bailleur.

En effet, l’exploitante du lieu, Emilie Shako Djunga, a été surprise tôt hier matin par une trentaine d’éléments de la Police nationale armée et munis d’un ordre de mission d’origine inconnue pour faire évacuer les lieux.  Or que le contrat de cette dernière avec les frères est encore valable.
D’après l’infortunée qui s’est confiée au Phare, les agents de l’ordre lui ont fait comprendre que ce terrain appartiendrait à  Madame Mpengo, non autrement connue d’elle.

Aux dires de la plaignante, son malheur remonte au mois de  Février 2011, période au cours de  laquelle  la famille Mpengo a commencé à réclamer le droit de propriété sur ce terrain que tous connaissent comme un bien de l’Eglise catholique de Kinshasa, par l’entremise de la congrégation  des Frères des écoles chrétiennes qui détient le droit de propriété sur ce terrain  depuis 1953 où fonctionnent plusieurs écoles des métiers bien connues dans la capitale.

 Congo-Loisirs qui n’est qu’un client des Frères des écoles Chrétiennes a signé son contrat de bail depuis Mai 2006 sans être au courant d’un quelconque litige. A en croire l’avocat de cette congrégation, il existe un document du tribunal qui suspend toute action d’une partie.  Cependant, ce qui choque dans cette décision est que la  réquisition de la force publique s’est faite  en violation d’une décision de justice qui suspend toutes actions sur ce terrain.
Par ailleurs, pour Emilie Shako, Directrice générale de Congo-Loisirs qui n’a pas été avertie, c’est un investissement de près d’un demi-million de dollars américains que l’on a jeté  dans la rue.

Car, ce déguerpissement ne s’est pas fait sans casse. Aussi, en l’absence de toutes les aires de jeux déjà vendues, propices à développer l’intelligence des enfants et à combattre les Kuluna  que tout le monde dénonce, mettre fin à cette aire de jeux, c’est mettre en chômage tout son personnel mais bien plus,  c’est livrer les enfants  à la merci des vandales.
De l’avis l’opinion, cette affaire vient encore une fois de plus mettre à nu la problématique de la spoliation de biens d’autrui, mais surtout les biens des écoles devenus monnaie courante depuis la flambée de l’immobilier à Kinshasa. On se rappellera du sort qui a été réservé aux terrains de l’Athénée de la Gombe et l’Athénée de la Gare aujourd’hui entre les mains d’exploitants véreux.

A.Vungbo

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