Conflit d’honoraires entre Me Idriss’a Shabani et son ancien client : l’absence des experts de Vodacom complique la situation

justice6L’instruction de l’affaire inscrite sous  RP 10.384 relative à la citation directe de Me Idriss’a Shabani wa Shabid, avocat au Barreau de Bandundu, contre son ancien client Ernest Ifeanyi Mwajiaku, se  poursuit  au tribunal de Paix de Pont de Kasa-Vubu dans la chambre IV.  

         Un renvoi était sollicité la semaine dernière par la partie citante,  Me Idriss’a Shabani wa Shabid, afin de lui permettre de s’imprégner des résultats de la deuxième réquisition introduite par le tribunal auprès de Vodacom Congo, du fait que la première réquisition était contestée par la même partie.

            L’audience d’hier lundi 12 mai 2014 a tourné court. Elle a  été remise à la huitaine,  soit le 19 mai 2014, suite à l’absence des experts de  Vodacom Congo.

            Soulignons que l’expertise de Vodacom déposée au tribunal le lundi de la semaine dernière n’a fourni que des données remontant au mois de décembre 2013. Dans ces données il n’y a ni Sms, ni appels, ni injures, ni insultes, ni des messages menaçants  produits par ledit numéro tel que déclaré par  Me Idriss’a. Dans sa citation directe au tribunal de paix du Pont Kasa-Vubu, Me Idriss’a Shabani fait état des messages qui dataient du mois de juin 2013, où il a expliquait  que son ancien client lui aurait proféré des menaces de mort.

Résultat

            Selon la réquisition, l’auteur de ce numéro porte le prénom d’Ernest, résidant au quartier Katanga, commune de Kasa-Vubu. Ce dernier serait de nationalité congolaise.

En prenant la parole, le conseil d’Ernest Ifeanyi (cité) a souligné que ce numéro n’appartient pas à son  client. Ernest Iféanyi dont il est question  est plutôt de  nationalité nigériane et  ne réside pas au quartier Katanga, dans la  commune de Kasa-Vubu. Bref, toutes les informations fournies par Vodacom Congo n’ont  aucun rapport avec le cité.

            Les avocats de l’accusé qualifient ce procès de perte de temps. Ainsi,   pour eux,  le renvoi permanant et intempestif des audiences à la demande de la partie Shabani ne sont que des manœuvres dilatoires. Cela s’explique par le fait que lorsque les experts de Vodacom sont là, la partie Shabani suggère un motif de renvoi pour une raison ou une autre. Et, lorsque les experts ne se présentent pas au procès, leur absence devient un motif de renvoi pour Me Shabani et son conseil. Bizarrement, le tribunal ne cesse d’accepter les suggestions de la partie Shabani.

            On note que cette affaire de citation directe de Me Idriss’a l’opposant à son ancien client Ernest Ifeanyi est à sa  21ème audience. Le tribunal continue à instruire le dossier alors qu’on devait déjà passer à la plaidoirie et au besoin rendre déjà le jugement.

Dorcas NSOMUE

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