Conférence nationale sur la planification : La 3ème édition se tiendra le 2 décembre à Kinshasa

La troisième édition de la Conférence nationale pour le repositionnement de la planification familiale  se tiendra à Kinshasa du 2 au 5 décembre 2014. Avec  comme thème principal : Planification familiale « PF », pilier du développement socio économique de la RDC. 

            Planification familiale et dividendes, jeunes et planification familiale,  planification familiale, secteur privé  et religion sont les trois modules censés être débattus lors de ce rendez-vous.

            L’édition de 2014 est parrainée par l’USAID, l’UNFPA, C Change….. et intervient après les rencontres de 2004 et 2009.

            Les  parrains évoqués ci-haut ont organisé une sorte de briefing sur la PF le lundi 10 novembre 2014 au ministère du Genre. Et avec comme intervenants, le docteur Kabing, chef de division au Programme National de Santé de la Reproduction « PNSR » et Flora Chirwisa, senior program manager  sur la PF à C Change.

            Kabing a commencé par définir la PF comme un ensemble d’informations, des techniques et moyens mis à la disposition des individus pour leur permettre de décider librement du nombre d’enfants qu’ils veulent avoir.

Les colonisateurs, à travers la loi de 1920 ,a-t-il noté, interdisaient la publicité et l’utilisation des pratiques relatives à la limitation des naissances.

            En 1972, apparait enfin le concept de « naissances désirables » et des programmes en la matière soutenus de surcroît par les bailleurs des fonds.

Le PNSR voit le jour en 2001

 

Quant aux méthodes, on distingue les procédés traditionnels et modernes. Comme méthodes traditionnelles, il a épinglé la polygamie, l’utilisation d’un morceau de linge ceint autour de la hanche.

            En ce qui concerne les méthodes modernes, il y a  la méthode d’allaitement maternel  et de l’ammenorhée, celle du calendrier…

            On distingue également des méthodes réversibles à longue et courte durée d’action (usage des stérilets, pilules, préservatifs…) et irréversibles ( la ligature des trompes, la vasectomie).

            Pour beaucoup des personnes, PF est synonyme de limitation des naissances. Les pesanteurs de diverses natures, la faible implication de l’homme sur ce concept, l’absence d’un cadre légal…. limitent une meilleure perception du PF.

            Revenant sur le cas de la RDC, il a parlé des avancées réalisées jusqu’ici par les décideurs politiques avec l’organisation des conférences nationales sur la PF, l’implication de plusieurs ministères à cette problématique, la mobilisation des ressources internes et externes.

Tout en expliquant la nécessité de mener un plaidoyer pour une opérationnalisation de la PF, il a fait savoir qu’elle a cessé d’être un mécanisme de régulation des naissances mais un des paramètres ayant une incidence sur la  démographie.

            Chirwisa est revenue  sur l’enquête démographique et de santé , édition 2013-2014.

En parcourant, ce petit document, on s’aperçoit que de manière globale, un ménage compte 5,3 personnes et 25 % des familles sont dirigés par des femmes, 52 % des ménages sont composés d’enfants de moins de 25 ans.

            Plus d’une femme sur cinq (25 %)  a déclaré qu’elle ne désirait plus d’enfant tandis que 68 % des femmes ont déclaré en vouloir davantage. Parmi les femmes de 15-49 ans, 45 % voudraient retarder la prochaine naissance de 2 ans ou plus tandis que 20 % voudraient une autre naissance dans les 2 ans.

Elle a conclu sur la nécessité qu’il y a à accorder beaucoup d’importance à la PF.

Jean- Pierre Nkutu

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